« Quels sols pour demain Du constat à l’action » avec Lydia et Claude Bourguignon

je vous souhaite la plus cordiale des bienvenues à l'université de lausanne ou non de l'unil et du service de l'agriculture et de la viticulture du canton de vaud j'ai le plaisir de vous accueillir ici c'est en effet les deux organisateurs de cette soirée lorsqu'on m'a demandé d'animer cette soirée je me suis dit l'avenir du sol y aura quelques paysans peut-être quelques agronome éventuellement un pédologue et puis peut-être mais c'est pas sûr un microbiologiste et voilà qu'on se retrouve ce soir à 720 personnes ici et donc je me dis que peut-être que le sol est un problème de société tout ça en tout cas son avenir et c'est la question à laquelle on aimerait apporter une réponse ce soir avec nos hôtes lydia et claude bourguignon mais pour l'heure j'aimerais tout d'abord donné la parole à aux deux organisateurs à savoir l'unil à son vice recteur monsieur benoît frund pour un accueil [Applaudissements] merci monsieur pidoux mais messieurs les députés monsieur le chef du service de l'agriculture et de la viticulture cher lydia et claude bourguignon chers invités et participants à la table ronde mesdames et messieurs chers collègues chers amis de l'université de lausanne nous sommes très heureux de vous voir si nombreux ce soir vous êtes plus de 720 comme ça a été dit à avoir trouvé une place et nous avons dû refuser du monde au nom de la direction de l'université de lausanne j'aimerais vous remercier d'avoir fait le déplacement depuis des années nous efforçons d'ouvrir l'université vers la cité d'animer le débat science et société parce que nous voulons être une université au service de la société au service du public votre présence si nombreuse ce soir nous honore alors si vous êtes là aujourd'hui c'est sûrement parce que les questions de durabilité vous intéresse ou vous interroge et vous êtes au bonneteau au bon endroit mesdames et messieurs lune il souhaite être une université pionnière en matière de durabilité qu'entendons nous par durabilité excusez-moi la science nous montre qu'il ya des limites à notre planète autrement dit les ressources naturelles sont en quantité finie et tendre vers la durabilité consiste à apprendre à vivre en restant dans ses limites nous y parviendrons développement nos techniques sans doute mais aussi et surtout on modifions nos modes de vie nombreux sont les chercheurs de l'unil dans tous les domaines scientifiques qui travaillent sur ces questions qui montrent dans leur enseignement que les limites planétaires sont un fait et qu'il faut les connaître et les respecter nous tâchons d'appliquer les principes de la durabilité à la gestion de notre campus notamment grâce à notre façon d'entretenir nos parcs et jardins avec nos fameux moutons mais également dans notre gestion énergétique notre mobilité notre alimentation etc et bien sûr nous essayons d'être un carrefour de discussions sur les questions de durabilité si vous êtes aussi nombreux ce soir c'est plus précisément que la question du sol vous intéresse mais c'est sans doute aussi parce que vous aviez envie de voir en vrai ce fameux couple de biologistes du sol que sont claude et lydia bourguignon après les avoir découverts par leur leurs écrits ou dont l'un d'eux des nombreux documentaires sur l'agriculteur auxquelles ils ont participé nous sommes ravis de les accueillir parmi nous aujourd'hui et avec eux d'aborder cette problématique du sol qui est une des composantes essentielles d'un monde plus durable cet événement a une histoire particulière car ce sont deux citoyens monsieur cruchon vignerons et monsieur stade l'air chirurgien à la retraite à qui il revient cette initiative ils sont venus nous voir avec cette demande donnez s'il vous plaît l'opportunité aux époux bourguignons de présenter leur travail et dont discuté plus généralement enthousiasmés par cette proposition nous avons pris contact avec le service de l'agriculture et la viticulture du canton de vaud qui a immédiatement décidé de collaborer avec nous en tant qu'université ouverte sur la société nous est apparu important de répondre à cette sollicitation dans le cadre précis qu'est celui de l'université nous avons donc organisé des rencontres hier et aujourd'hui avec des agriculteurs des vignerons des étudiants des chercheurs on a fait des fausses sur le campus on a changé on a discuté on a partagé alors certains d'entre vous se demandent peut-être pourquoi en tant qu institution universitaire nous donnons la parole à des spécialistes du sol dont les prises de position sont controversées en particulier dans le monde scientifique nous ne formons pas d'ag renault mal une île nous n'allons pas ce soir débattre des techniques agricoles nous n'allons pas voter pour ou contre la biodynamie ou les techniques conventionnelles nous allons juste essayé d'interroger la notion de la notion de sol cette fine couche de la surface terrestre qui assure notre subsistance qui nous donne de quoi nous nourrir chaque jour nous allons nous demander le sol est il en danger les sols sont ils morts comme le répètent les bourguignons est ce que nous savons vraiment ce qu'elle seule est ce que nous comprenons les mécanismes à l'oeuvre dans le sol des solutions pour améliorer les qualités du seul existe-t-elle comme on les mettre en place quel est le rôle des praticiens du sol agriculteurs aux viticulteurs et plus généralement comment pouvons-nous nous occuper du sol nous qui ne sommes ni à grenoble ni pédologue mes citoyens politiques chercheurs fonctionnaires et bien sûr paysan vigneron le rôle de l'université et de la recherche n'est pas de promouvoir des idées qui séduisent notre rôle est de chercher inlassablement la vérité nous devons cela la société qui nous finance nous devons chercher à révéler à comprendre à expliquer les phénomènes que nous observons qu'il soit naturel ou sociaux et ces phénomènes sont complexes contradictoires ce qui est vrai à une échelle peut devenir faut à une autre ce qui est faux peut devenir vrai parce que un ou une scientifique a fait une découverte par exemple avant que jacques dubos chaîne démontre qu'on pouvait la vitrifiés il était admis que l'eau n'avait pas d'autre état solide que la glace lorsqu'on fait une telle découverte la communauté scientifique aussi extraordinaire que cela puisse paraître le devoir de s'acharner à démontrer qu'elle est fausse et lorsqu elle n'y parvient pas alors on considère qu'elle est vraie jusqu'à preuve du contraire et parfois après plusieurs dizaines d'années cela peut valoir aux chercheurs qui l'a fait un prix nobel la science dérange parfois parce qu'elle ne dit pas ce que les gens souhaitent entendre les limites planétaires que l'humanité ne devrait pas dépasser sous peine de mettre en péril son existence sont par exemple des notions qui ne font pas plaisir à tous nos interlocuteurs la science ont nui aussi beaucoup de monde parce qu'elle n'est souvent pas en mesure d'affirmer une vérité univoque tout est toujours plus complexe en fonction du contexte des acteurs or les nous les nuances sont souvent difficiles à vendre notamment aux médias il est probable que lors de la table ronde de tout à l'heure des désaccords apparaissent entre les bourguignons dont le savoir est empirique est basée sur l'observation qu'ils ont du terrain et des scientifiques dont les savoirs eux sont basés sur un processus de laboratoire scientifique y apprend notamment la mise à l'épreuve des résultats par leur père dans des publications scientifiques ces tensions sont parfaitement normale et saine et je formule l'espoir que nos intervenants ce soir ça prendront mutuellement des choses sur le sol et se faisant qu ils nous montreront un peu de la grande complexité qui se cache sous nos pieds nous pensons que l'université doit être un lieu ouvert et de débats entre la société et la recherche nous savons aussi que les enjeux de la durabilité sont complexes et que nous devons travailler ensemble pour relever le défi d'une transition énergétique pour terminer j'aimerais remercier claude et lydia bourguignon d'avoir accepté l'invitation de messieurs cusson et stade l'air j'aimerais remercier les participants de la table ronde qui suivra la conférence j'aimerais adressé un merci particulier à ma collègue nelly niwa qui a orchestré d'une main de maître cet événement avec la collaboration active des services de l'université et la complicité de christian pidoux du service sommes ravis d'avoir organisé cet événement avec le service d'agriculture du canton de vaud et nous espérons que cet événement sera un premier pas vers des collaborations avec vous sur la question agricole l'alimentation ou d'autres bonne soirée à tous merci vous de votre attention [Applaudissements] j'ai le plaisir maintenant de donner la parole à monsieur frédéric brun chef du service de l'agriculture et de la viticulture du canton de vaud directeurs des écoles l'agriculture vaudoise monsieur le vice recteur cher étudiante chers étudiants et dames messieurs le thème du sol la base de toute l'activité humaine et je souligne de voix toute l'activité humaine comme thème de cette conférence me touche tout particulièrement pour deux raisons premièrement l'agriculture aujourd'hui invité à l'université de lausanne sont que nous ayons eu besoin de frapper à la porte de la tour d'ivoire savoir et de la connaissance car oui mesdames et messieurs nous avons besoin de votre institution pour comprendre le sol si l'homme a marché sur la lune le 20 juillet 1968 il ne connaît qu'une toute petite partie du fonctionnement du sol de notre planète je vous citerai un exemple concret retint besoin de politiques agricoles service agriculture ça s'occupe notamment de politique agricole un des thèmes qui nous a qui nous a beaucoup occupé ces derniers mois c'est les indicateurs de la biodiversité du sol si la biodiversité ou plutôt la diminution de la biodiversité est un des donjons des systèmes agricoles nous sommes toujours à la recherche d'un 10 14 simples et applicables dans la pratique quotidienne des agriculteurs pour le sol la biodiversité des plantes et des animaux supérieurs et bien documenté bien étudié nous avons une multitude d'indicateurs qu'on utilise par exemple dans les réseaux écologiques je vous citerai le papillon satire le tarier des prés qui sont des indicateurs d'un certain équilibre retrouvé la biodiversité est sur toutes les bouches mais au moment où on rentre dans le sol et qu'on parle de biodiversité c'est un trou noir l'activité des sols peut être mesuré les bactéries levure champignons toute la faune peut être déterminé et quantifier dans un échantillon de sol mais au prix d'efforts considérables mais rien n'existe de simples et de transposable à grande échelle tout reste à découvrir dans la bio diversité fonctionnelle deuxièmement nous avons besoin de vous université université de lausanne pour repenser notre modèle de consommation alimentaire l'agriculture ont suisse ou sens large du terme et responsables de 12 % des émissions de co2 au niveau mondial c'est 25% nous pourrions bomber le torse tirer les bretelles et nous congratuler il ya un mais à ceux à ce constat c'est que si neutre on parle de notre consommation alimentaire alors là un tiers des émissions de co2 sont en suisse et deux tiers à l'étranger c'est les derniers résultats du programme de recherche donc nrp 69 donc on améliorer nos techniques agricoles nous avons donc un impact sur seulement un tiers de ces émissions et pour revenir au sol les pratiques agricoles en relation avec le travail du sol peuvent conduire un stockage ou un déstockage de co2 cet exemple illustre que nous devons repenser complètement notre modèle alimentaire et pour s'attaquer à ce genre de défi d'une grande complexité nous avons besoin d'interdisciplinarité de compétences scientifiques et de regard critique je vous remercie pour votre attention merci monsieur brun faut-il maintenant vous les présentez vous les attendez tous et je vais pas vous faire l'affront de vous lire le curriculum de lydia et claude bourguignon néanmoins comme je les ai reçus il fallait que j'utilise ce document et j'ai trouvé en éléments amusants ils sont tous deux depuis 2000 16 officiers officier du mérite agricole français bravo pour ce titre est à vous la parole [Applaudissements] ça commençait donc d'abord merci d'être venus si nombreux merci au service de l'agriculture de viticulteurs du canton de vaud pour cette habitation évidemment merci pour lui neil qui quand même une université très célèbre de nous recevoir on va vous présenter notre théorie la théorie que nous avons développée depuis trente ans sur le fonctionnement des sols on va commencer d'abord par ce pas vous prêt c'est moi qui vais vous présenter un peu la théorie que nous émettons sur le fonctionnement du sol ensuite il ya vous présentera qu'est ce qui se passe quand nous respectons pas ses lois du sol comment le sol c'est rodez se dégrade et ensuite heureusement elle vous présentera les techniques que nous développons depuis 30 ans pour restaurer la fertilité des sols alors ce qui est intéressant la vie se développe dans trois milieux l'air que nous respirons l'eau que nous buvons et le solde sur lequel poussent toutes les plantes qui nous nourrissent ce qui est intéressant c'est de regarder comment qu'est la grande différence entre ces trois nié ces trois milieux qu'on appelle la biosphère et bien l'air c'est un milieu purement minérale tu as dit les fourmis de gaz essentiellement d'azoté mais aussi d'oxygène que nous respirons les gaz c'est quoi ce sont des molécules et moi qu'il sait quoi sont des atomes qui sont attachées ensemble par des attaches atomique c'est un milieu extrêmement solide l'air ça ne se détruit pas comme ça on ne pollue du maïs privé se prive pas de polluer l'air mais jour vous arrêtez de polluer l'air l'air devient transparent l'eau c'est exactement pareil l'os et h2o c'est un atome d'oxygène attaché avec deux atomes d'hydrogène c'est un milieu minérale quand il ya de la matière organique dedans ça s'appelle un igloo c'est plus de l'eau mélo normalement c'est uniquement h2o et cette hausse est pareil on la pollue mais le jo vous arrêtez de polluer une rivière elle redevient transparente ce sont des milieux que nous ne savons pas détruire si on voulait faire partir l'eau de la planète faudrait la chauffer à 100° on essaye mentor n'y est pas encore heureusement et on n'arrive pas à faire disparaître l'eau à ce qui est très intéressant avec le sol c'est que le sol s'est pas du tout la même chose le sol s'étale réunion du monde minéral le monde de la civis avec le monde de la vie qui monte du carbone ont déjà quand vous demandez un chimiste comme on attache quelque chose qui vient de la silice avec le monde du carbone on va dire ça doit quand même assez compliqué on arrive à faire ça dans des silicones des choses comme ça mais la nature elle le fait sur ce milieu qui nourrit toutes les plantes or les attaches le sol est formé d'attache donc d'humus et d'argile et mais les attaches qui réunit ces deux milieux sont des attaches électrique c'est ce qu'on appelle un en chimie les attaches de van der waals et sont des attaches extrêmement fragile donc qu'est ce qui va se passer si nous respectons pas le fonctionnement du sol et bien l'imus et l'argile vont se séparer elles sont là large il va partir dans les rivières c'est ce qui se passe maintenant presque partout sur terre dès qu'il pleut les rivières deviennent buzz et ça ça nous indique que notre sol là on dit nous que le sol est mort puisqu'il part dans les rivières ou dans la mer donc il est plus utilisable par les agriculteurs donc ça c'est une notion fondamentale le sol est un milieu fragile ce n'est pas un milieu solide comme l'air et l'eau donc il faut vraiment développer des pratiques qui permettent au sol de résister suivante alors on va regarder on va regarder du fait de cette fragilité le sol est un milieu dynamique c'est pas du tout un milieu stable l'atmosphère n'a quasiment pas changé depuis l'apparition de la photosynthèse c'est pas le cas des sols les sols ils grandissent ils sont un peu comme et comme les êtres vivants ils poussent à partir d'un caillou vous avez d'abord des lichens des mousses et puis nous sommes un peu se forment et puis ensuite des plantes supérieures qui s'épaissit s'épaissit il atteint ce qu'on appelle une maturité et quand vous êtes sur des sols de montagne va glisser dans nos régions ce à peu près tous les mille ans dans les alpes le sol se changer on redémarre dans les régions comme bornéo c'est tous les cinq siècles que le sol glisse avec toute la forêt et serait fabriqué un milieu dynamique suivante si nous voulons comprendre et c'est le travail que nous faisons depuis 30 ans pour essayer de comprendre comment marche le sol chaque fois qu'on nous appelle dans un pays nous allons dans le milieu sauvage comprendre qu'est ce qui se passe parce que c'est pas du tout les mêmes modèles quand vous êtes en milieu tropical équatoriale quand vous êtes dans la dans la taïga du canada ou quand vous êtes dans nos sols tempéré chaque modèle de sol à ces lois qui lui sont propres on va pas vous on va on n'a pas le temps de vous faire tout les écologies de la planète on va juste regarder ce qui se passe dans nos régions à nous dès qu'il pleut plus de 550 mm d'eau sur cette planète il ya de la forêt qui se développent et chez nous c'est la forêt de tempérer or la caractéristique de la forêt de tempérer c'est que en hiver il fait froid et donc qu'est ce qu'ils font les arbres ils se mettent en hibernation comme les marmottes c'était les arbres vont laisser tomber toutes leurs feuilles sur le sol et les bois morts et ya une faune très particulière qu'on appelle la faune et piger épi en grec au dessus et g la déesse de la terre la géologie cette faune et piger son travail ça va être de manger de cette matière organique de faire ce rappel des boulettes fille carol a réduit en éléments extrêmement petit et à sang les champignons qui sont les grands fabricants d'humus qui sont les seuls en particulier attaquer les lignes vont transformer cette matière organique en humus donc première observation de la nature la fabrication des musées du mr à la surface du sol donc le labour est un instrument des destructions massives des sols puisqu'il en fut la matière organique à l'intérieur ni sol il va empêcher la formation d humus c'est pour ça que par exemple dans un pays comme la france en 1909 fusion de tonnes de paille à l'hectare et on avait 4 % de matière organique à l'heure actuelle nous ont six tonnes de paille à l'hectare et on est à moins de 2% pourquoi parce que nous enfouissons la paille il empêchant de travailler les champignons qu'ils sont des êtres aérobie alors les arbres ils vont s'adapter les arbres ou la windhoek et plantes pérennes s'adapte au fait qu'il ya les innus qui sont en surface ils vont développer un double système racinaire un système racinaire horizontale on voit très bien après l'ouragan de 99 qui a fait tomber désert vous aviez cette couronne de racines qu'ils ont à l'horizontale on peut se demander pourquoi écologiquement au cours de l'évolution les racines se sont mis en relisant talent c'est qu'en fait au printemps quand le sol va se réchauffer les bactéries elles qui sont minéralisée trice à l'opposé les champignons qui sont plutôt unificateur et bien le vent attaqué cette puce et elles vont libérer du nitrate du phosphate du sulfate qui vont être entraînés par l'eau de pluie traversez la couche d'humus et là est récupéré par les racines horizontale des arbres et repartir dans le feuillage deuxième observation du milieu sauvage le système seule plante est fermé il n'y a pas de fuite il n'y a pas de perte est ce pour ça que ça les modèles forissier sont des modèles durables c'est qu'il ne laisse pas partir les éléments chimiques y met lice les racines de ce qu'est ce que nous faisons nous en agriculture on laboure et on met les racines du blé au dessus de la matière organique donc on les cibles on pollue deuxième observation les avons un deuxième système racinaire qui est à la racine un système pivotant qui descend jusqu'à la roche alors quand la roche est fissuré la racine des sons profonds record l'enracinement en europe sous chaîne 150 mètres sous merise et 140 m sous-hommes 130 m c'est les spéléologues qui ne rapportent ces racines là bas très bas et il va conduire l'eau le long de sa racine jusqu'à vers les nappes quand ils arrivent en contact avec laroche qu'est-ce qui fait l'arbre île secrète des substances des acides et il attaque le caillou et il va former des argiles donc c'est ça qui est intéressant les matières les matières organiques donc se forment en surface les innus et les argiles en profondeur en profondeur qu'est ce qui se passe il ya des racines qui meurent des nouvelles racines qui arrive il existe une faune un terrain qui s'appelle la faune en 2g je vais demander là les photos suivantes diapo suivante s'il vous plaît alors voilà la phonie pigé alors vous avez deux groupes d'organismes avait ceux qui attaquent les parties très tendre des feuilles vous avez tous observés en forêt sont les collemboles qui transforme les failles en dentelle oui c'est un groupe extrêmement variés en forme très très divers de forme qui ressemble un peu à du puceron des crevettes population dans nos forêts tempérées nous qu'on fait des comptages en général c'est entre 3 4 milliards à l'hectare nous trouvons des sols agricoles en europe ou y ait plus un seul collemboles ils ont entièrement dispagne photo suivante voilà le travail que font les collemboles ouvriers s'effeuillant d'antenne diabo suivante les acariens alors ils sont beaucoup plus costaud on trouve toujours des acariens dans les sols dans les sols agricoles ils ont une kittin plus costauds ils résistent mieux à la dessiccation provoqué par le labour part à une population 3,4 milliards à l'hectare on est souvent dans des populations de l'ordre de 50 milles à 100 milles dans les sols agricoles on est beaucoup plus bas que ce qu'il ya dans la nature à peu près 90% des espèces ont disparu dans le sol comme comme les oiseaux comme le reste de la faune photos diapos suivante et vous avez enfin myriapodes qui ont leurs oeufs ont carrément des mandibules très costaud légumes les lignes à potes qui attaquent des bouts de bois qui attaquent le bois mort et qui sont capables d'attaquer des parties durent deux des bois diapo suivante vous avez enfin des crustacés les cloportes qui se sont adaptés à la vie terrestre et qui sont aussi des broyeurs primaire de deux parties solides et puis évidemment il ya des pseudos ce corps pur ya des prédateurs exactement il se passe dans le sol la même chose qu'au dessus il ya des mangeurs et démanger diapo suivante le travail vous avez enfin les verts et piger qui vont finir d'affiner cette matière organique pour l'attack des champignons photo sylvain diapos suivante on va essayer alors je ne sais pas si vous pouvez mettre en route la vidéo si c'est faisable ou pas sur la clé ça va peut-être pas marché je sais pas normalement ça marche si vous pouvez a envoyé la flèche sur la diapo pour voir si sa part oui voilà up clic faut se remettre au centre laflèche au centre voilà aussant carrément centre de la vidéo non ça veut pas partir on dirait bon tant pis pour vous montrer comment ça grouillait dans un seul le forestier diapo suivante donc à la surface du sol quand on le regarde en forêt on voit ce qu'on appelle l' horizon des boulettes fécales c'est-à-dire un horizon qui est formé de crottes vous voyez bien sûr le débat sur la diapo de droite et quand on la regarde au microscope voyez ça fait comme un tas de billes et quand on mesure la perméabilité en systèmes forestiers on est à 150 mm de hauteur pour vous donner une idée un limon du bassin parisien la bourre et il a une perméabilité d'un millimètre d'horreur faut pas s'étonner si on a des inondations 1 / 150 la capacité de nos sols à boire l'eau et c'est pour ça que quand vous marchez en forêt vous avez l'impression de marcher un peu sur de la moquette en fait vous marchez sur de la merde mais une mer très jolie non structurées diapo suivante donc en profondeur la racine attaque la roche et transforme les argiles et on va voir maintenant la faune en 2g alors diapos suivante on retrouve les mêmes groupes qu'en surface on regroupe des collemboles me sont aveugles on se demande d'ailleurs ils n'ont pas besoin des yeux ils sont tout le temps tout le temps dans la nuit du sol on retrouve des acariens faut savoir que nous connaissons à peu près entre 5 à 10 % des espèces du sol c'est encore la montre extrêmement mal connu on en découvre régulièrement c'est pas loin d'eux c'est pas fini à l'identification comment ils fonctionnent quand il marche dans six mois c'est encore des choses très très mal connue des tests la lumière ils sont pas faciles à photographier c'est les animaux qui échappe encore beaucoup à l approche scientifique diapos suivante on retrouve des verts très particulier les impôts taxes hisse en haut à droite sur des verts très faim contre beaucoup dans les drains agricoles par exemple et puis toute cette faune les tisanes ou répit les derniers qui ont été découverts en bas à gauche les pro tour qui ont été découverts en france seulement dans les années 80 1981 donc il sait très tardif ça c'est des animaux microscopiques ils mangent les poils absorbant des plans de oui c'est vraiment des bêtes de toute petite taille diapo suivante et quand on arrive au contact de la roche et que vous êtes sur un sol vivant la roche est tapissé d'excréments de cette faune c'est à dire qu'en fait il ya recyclage de toutes les racines morte la faune va et ça pour nous c'est un indicateur très important parce que on sait remettre la faune est figé par du compost on n'a pas de technique pour le monde pour remettre de la faune en 2g donc quand on voit qui encore la faune en 2g dans un seul nom du bon ça c'est un seul qu'on pourra restaurer assez facilement diapo suivante donc l'humus et en surface large il est au fond comment je fais de lui seul puisque ça une réunion de l'argile et de l'humus passer une troisième faux nom celle-là vous la connaissez tous et les grands vers de terre les verts anisi qui vivent dans des galeries verticale toutes les nuits viennent chercher des matières organiques font demi tour ils vident leurs intestins et ils vont mélanger constamment argile et humus il se trouve qu ils ont une grande s'appelle la glande de moraine dans leurs intestins qui est très riche en calcium et le calcium et le premier lion de la tâche entre à gilly must puis on sait ce sera le fer et l'aluminium qui durciront ce complexe donc photos diapos suivante alors on trouve des espèces de grande taille vous avez le classique l'ombrie terrestris à droite plus une espèce de grosse taille comme dans les pyrénées ou dans les dolomites italiennes vous avez des sclérotique a qui peuvent atteindre un mètre de long donc déjà des gros ver de terre c'est eux qui font de ses excréments ils sont très sensibles aux pesticides en bas à droite vous avez un lombric en milieu d'arboriculture qui s'est pris pas mal de pesticides et oui deviennent tout blanc tout tout mou ils ont un peu de mal à se déplacer quand on leur y sont sensibles à la toxic à sion diapo suivante et vous avez espèce géante là vous êtes sûrs dans la forêt de l'équateur en amazonie vous avez des espèces juillet qui sont quand même assez conséquente et qui vont vous faire des gros caca en surface du sol des espèces qui atteignent 6 mètres de long en australie en oregon c'est ce encore un monde mal connu également des vers de terre des lois encore d'être connu une diapo s'ils vantent deuxième groupe organise qui vit dans le sol après la faune la flore les racines très très mal connue les racines on connaît bien le fonctionnement des parties aériennes si un domaine dont on ne comprend pas bien le fonctionnement c'est le domaine des racines nous ça nous arrive au laboratoire d'avoir un échantillon le regarder au microscope on est appelé au téléphone on est con répond on revient et la racine à traverser le champ de microscopie alors qu'elle est coupé de ses parties aériennes ça a été prélevé en profondeur donc les racines ont l'air d'être aussi capable de trouver leur propre énergie intérêts du sol alors la nature a développé deux modèles complètement différent le modèle les plantes annuelles qui sont des plantes qui doivent faire les fruits et les graines pour pouvoir se reproduire qui sont donc des plantes à croissance racinaire très rapide comme le milieu du sol et quand même un milieu assez riche en silice la racine va se protéger par une coiffe vous avez en haut à gauche une racine de blé avec sa coiffe frotter qui la protège du frottement du son et tout de suite derrière les cellules de la racine s'allonge pour former ce qu'on appelle les poils absorbant pour vous donner une idée humble et dans un bon lit mans ça fait 200 km de racine et ça fait cinq mille kilomètres de poils absorbant oui c'est une surface de contact très importante avec le sol et puis il ya deuxième choix complètement différent c'est les arbres où la vigne eux ils n'ont pas de poils absorbant donc ils vont faire une autre technique ils vont s'associer avec les mycorhizes et vous avez en bas à gauche une hectos mycorhizes la vie ni celle des andes au mycorhizes etc et aides électroniques au risque d'une association la redonne du sucre aux champignons et le champignon va chercher la nourriture pour larmes va lui chercher l'eau le phosphore etc diapo suivante troisième groupe d'organismes de photos suivantes les microbes alors les micros se divise en trois grands groupes les bactéries les acti nos bactéries et les champignons ce sont les grands régulateurs de tous les éléments tous les cycles nutritifs passe par les microbes sans microbes n'y a pas de vie supérieure possible sur cette planète diapo si vente c'est lui qui gère le cycle du carbone le cycle de l'azoté le site du phosphore du soufre et c'est les grands maîtres de tout de tout ça c'est eux qui gèrent la salinité des océans c'est vraiment des grands maîtres de la vie sur cette planète photo suivante la biodiversité quasi inconnu et on a en plus très embêté parce qu'à peu près 95% des microbes du sol on peut pas les isoler refuse 2002 poussé sur les milieux de synthèse de laboratoire donc comprendre une population microbienne je crois qu'on a encore du pain sur la planche c'est bien les chercheurs sont pas près d'être en chômage il ya vraiment de quoi s'occuper la diapo si vente alors voilà ce qui assure un gramme de sol vivant vous voyez de 10 millions à 10 milliards de bactéries 10000 à 100 milles à 100 millions d'actifs domi7 dactylo bactéries sans à 10000 levure dix mille à un million de champignons sans à 10000 hague et puis 1000 1 million de prothèses r ça va dépendre des écosystèmes et du type de sol quand on pèse l'ensemble de ces petits microbes là ça fait quand même deux à trois tonnes de microbes à l'hectare faut savoir que les microbes dont une activité biochimiques 350 fois supérieure à la nôtre tadic en énergie biochimiques c'est l'équivalent de 1000 tonnes humaine à l'hectare c'est la plus grosse énergie biochimiques de cette planète et l'agronomie depuis 70 ans - mise entre parenthèses il a complètement ignoré et je pense que nous pourrons faire une agriculture durable que lorsque nous réintégreront le travail de l'agriculteur c'est bien faire fermenter son sol jour on comprendra que son travail c'est comme le vignon fait fermenter son vin l'agriculteur doit apprendre à faire fermenter son sol car c'est la plus grosse énergie biochimiques de cette planète diapo si vente voilà une chose qu'on ne voit plus dans nos champs disparition des champignons pourquoi parce qu'on met dedans métro d'azoté et quand il ya trop d'azov basse et les bactéries sont favorisés les bactéries se multiplient 20 fois plus vite que les champignons et donc les champignons disparaissent moi quand j'étais gamin d'aller chercher des rosés dans les prés maintenant il m de la zone sur les prairies bahia plus de champignons donc faire attention et champignons cd m 2 les maîtres de la lignine mais ils ont besoin de rapports carbone azote très élevé plus vous le faites baisser avec de l'engrais plus vous faites disparaître les champignons - vous fabriquez d'humus diapos si vente alors ils savent à quoi les microbes ali microbee servent aux plantes à se nourrir les plantes sont incapables de sourire dans le sol elles sont comme nous on n'aurait pas nos notre microbiote intestinal on pourrait pas manger les plantes ne sont pas elles elles envoient leurs poils absorbant à l'extérieur nous on a tout emballé à l'intérieur puisque on se déplace donc on avait un intérêt de tout mettre à l'intérieur parce qu'on a quand même 11 hectares de poils absorbant si tout se balader dehors ce ne serait pas très propre donc les plantes elles par contre elle envoie c'est donc elles sont immobiles la plante est immobile elle envoie ses racines dans le sol et là elle va rentrer en contact avec les microbes au niveau de ce qu'on appelle la rhizosphère la plante va apporter à manger aux microbes et il ya un véritable dialogue qui va se passer entre le microbe et la plante et le microbe va lui donner à manger alors comment il fait pour lui donner à manger il va rendre l'élément soluble dans l'eau aucune plante absorbe un élément faut qu'il soit ce livre c'est à dire ce qu'on appelle sous forme ionique house utilise deux méthodes la première loi c'est le première voie d'eau glissée l'oxydation vous avez trois éléments du sol absorbable par les plantes qui allaitent à oxyde sont solubles c'est là zot transformé par lettre ni trop menacés ni trop basse terre en nitrates et no 3 - donc soluble dans l'eau puisque l'eau est un liquide bipolaire donc il peut transporter les ions négatifs le souffle transformé par les sylphes aux bactéries en sulfates et ce cadre deux fois moins soluble dans l'eau et enfin le phosphore transformé par les mycorhizes en phosphates c'est surtout les champignons qui met qui gère le cycle du phosphore et qui a aussi soluble vous tous les autres éléments du sol à l'état au xi qui sont précipités le faire par exemple qui donne la couleur brune à nos sols et sous forme fr ou 3 il est totalement précipité je peux vous montrer des vignes en bourgogne son sol rouge donc les racines qui nage dans le sol et qui sont totalement clos rosé et que le manque de fer alors que le sol extrêmement riche en fer pourquoi parce que le microbe va utiliser une voie beaucoup plus complexe qui restent encore d'ailleurs impressionnante pour les chimistes c'est ce que la voix de beats de chélation dans la voie de création qu'est ce qui fait le microbe il va prendre le lie aux éléments il va l'attacher avec un acides organiques lui synthétise pour leur fabriquer un cayla qui lui est soluble s'ils lèvent les fonctions acides sont des fonctions c'est au moins et ça va être transportable vers la plante par exemple pour le faire selon les soldats des microbes qui vont faire du sinaï de fer tartrate de fer citrate de faire ça va dépendre du type de microbes que vous avez du type de sol donc ce qui est intéressant dans ce tableau c'est que si vous regardez qu'est ce que font les microbes il fixe de l'oxygène sur l'atome à transporter pour la plante pour diapos si vente pour qui fixe à l'oxygène il faut que le sol soit comment aéré qui aère le sol la faune donc en faisant chuter la matière organique en mettant trop d azote on a fait brûler matières organiques plus de faune plus de faune plus de l'oxydation et maintenant on vend aux agriculteurs du nitrate du phosphate du sulfate sauf qu'il est payant l'occitane était gratuit c'était quand même plus intéressant pour les agriculteurs donc on se rend compte que si on se remet à faire fermenter correctement les seules ars est retravaillé 7 microflore on peut faire une agriculture durable et je dirais même que sans passer par la biologiste à mon avis on n'arrivera pas à faire une agriculture durable diapo suivante évidemment les marchands d'andré vous dise voilà s'il ya pas d'engrais on va tous mourir de faim on faut d'abord remettre les choses un peu au point les plantes se nourrissent peu dans le sol l'essentiel de la matière d'une plante ça vient de l'atmosphère l'atmosphère ça fournit la quantité 94 % de la matière sèche d'une plante vient de l'atmosphère y'a pas du tout du sol le seul ne fournit que 6 % du poids de la planque donc c'est la quantité pourquoi parce que l'atmosphère la plante elle prélève que trois atomes carbone oxygène hydrogène c'est pas la qualité c'est pas ça qui m'a donné des arômes à vous à vos fruits ou à votre vin c'est le sol qui va donner les arômes la qualité la quantité c'est l'atmosphère alors le carbone ses 44 % du poids des plantes oxygène 44 % du poids des plantes il vient du gaz carbonique qui l'ordinaire son niveau de la feuille s'appelle la photosynthèse et les utilisations l'énergie du soleil par une enzyme qui est la chlorophylle va être transformé ce co2 va être transformé en sucre c'est 6 h 12 au cices quant à l'hydrogène qui est très léger bien que très abondants il est deux fois plus abondant que le carbone et l'oxygène h 12 eh bien il vient de l'eau de pluie qui va être photos des composés au niveau de la feuille en oxygène que nous respirons merci pour les plantes et en hydrogène qui va rentrer dans la structure des sucres donc la photosynthèse qui fait 94 % du poids des plantes ces gaz carbonique plus haut d'oxygène plus sucre et nous quand on mange des sucres qu'on boit du vin pour manger du pain on recrache de gaz carbonique par nos poumons le vent va souffler sur lausanne remettent le gaz carbonique dans les champs la guitare il a juste à regarder la météo à la télé et à 94 % de la matière sèche qui revient c'est quand même déjà ça nous permettent d'avoir un peu moins peur alors le sol lisse et la qualité il ne fournit que 6 % de la matière des plantes mais attention 24 atom vont être prélevés à l'intérieur du sol c'est ce qui va apporter la qualité c'est ce qui va permettre la synthèse des arômes de tout ce qui va être juste hâtive tout ce qui va nous donner du plaisir dans l'alimentation diapo suivante alors à quoi ils servent ces atomes que là que la plante va prélever bailly va servir parce que souvent les par exemple les ethnologues ils disent les bourguignons ils racontent n'importe quoi ils disent que les arômes c'est grâce aux soldes manon les arômes s'est décomposé car venez donc ça vient de l'atmosphère donc le sol il a rien à voir oui mais ce qu'ils ne le savent pas que c'est pour synthétiser un arôme qu'est ce qui permet de faire une synthèse d'un composé dans un être vivant les enzymes les enzymes ckoi sont des protéines et des protéines à cofacteur métalliques dont vous avez une enzyme à potassium à sodium magnésium à zinc accueilli la cuivrée manganèse or il n'ya pas de tu viens pas de manganèse dans l'atmosphère tout ça ça vient du sol donc si vous voulez avoir des parfums si vous voulez avoir avoir des éléments qui vous nourrissent correctement qui vous donne du plaisir à manger et bien il va bien falloir que les microbes donnent tous ces 24 à thomas laplante quand on fait une solution hors sol on est incapable d'apporter tous ces éléments la solution coûterait tellement cher qu aucun citoyen n'achèterez des tomates hors sol et c'est pour ça que les tomates hors sol ressemblent à des tomates il ya la photosynthèse mais quand vous les mettez en bouche c'est n'a aucun goût de tomate parce qu'il n'ya pas tous ces atomes qui reviennent du sol nous faut bien distinguer lors sol c'est un espèce de rêve bon il nous faut 36 kcal de pétrole pour faire une calorie de tomates hors sol mais ça nous apportera jamais le parfum parce qu'on peut pas apporter ses 24 atom ça coûterait beaucoup trop cher bon ben je crois que je vais m'arrêter là je vais passer non on m'a demandé d'aller un peu vite alors alors ça laissera de la place aux questions je te laisse poursuivre je pense un diapo si vente [Applaudissements] bonsoir dont je parlais moins vite que lui parce que c'est je sais pas donc là moi je vais vous parler de ma des choses moins agréables au début c'est comment on détruit les sols et à quel niveau on va détruire les sols oui je pense que on va essayer celle là ah ben tu vois moi je sais mieux faire que toi donc là on travaille on travaille beaucoup moi je voulais dire aussi une chose ce qu'on vous montre c'est vraiment un travail sur le terrain on ait pu on a été on a travaillé tous les deux en tant que chercheur et moi ingénieurs mois sur la qualité des aliments de l'homme et claude était en microbiologie des sols donc maintenant nous on est sur le terrain et c'est plus en fait toutes ces observations ont fait effectivement des analyses de sol mais relativement disons élémentaire la réponse elle est surtout pour aider les agriculteurs puisque c'est vraiment le la vocation le message qu'on veut faire c'est aider les agriculteurs pour qu'ils utilisent le moins d'abord qui connaissent leur sol qu'il le comprenne et puis respecter cette planète est utilisée aller vers une agriculture biologique et de comprendre pourquoi ça pourquoi ça va ça va pas si bien que ça donc là on travaille au brésil et eaunes le dessus de la photo on est c'est le parc d'iguaçu celle iguaçu qui travaillent qui traversent ce pas et puis on est dans la zone cultivée et ce que l'on voit la rivière enfin le qui sort de la zone cultivée est rempli de terre de limon et d'argile et ça c'est un phénomène que l'on voit tout le temps là les sols sont identiques la pluviométrie est la même pour quoi en fait quand on cultive à un sol en fait on arrive autant elle détruire claude vous a dit que en fait on est allé aussi voir comment ça fonctionnait pour comprendre parce qu'on ne peut pas aider des agriculteurs en fonction des écologies différent si on connaît pas comment fonctionne un sol alors comment ils se dégradent et bien quelques soins et c'est ça qui est incroyable c'est quel que soit l'endroit où on va on va aller sur la planète le niveau de dégradation va être différent par exemple dans les pays disant émergents ils sont ils sont nus bill et parce que nous on fait pays dits développés et en fait ils vont ils vont utiliser ils vont vouloir pas la première chose ça va être utilisée de les engrais va faire comme nous ne pas faire confiance à leur sol et la première dégradation ça va être dégradation biologique on va perdre cette fameuse faune que claude vous a montré est le principal acteur c'est ça part et ça va paraître ça va surprendre c'est l'utilisation des engrais et particulièrement de la zot après-guerre en france et en europe on a demandé aux agriculteurs de produire puisque il y est les hommes étaient morts à la guerre et on avait besoin demain il fallait nourrir la population donc on a conseillé de mètres de là zot dans les sols parce que liebig à la fin du 19e siècle avait montré que quand on mettait de la zot du phosphore et du potassium on allait pouvoir augmenter les rendements ça a super bien marché pourquoi parce que les sols après la guerre les anciens les avaient respecté il avait un équilibre agro sylvo pastorales mais en fait on est les seuls était riche en matière organique la moyenne selon les écrits étaient environ 2 4% donc quand on a mis ce états hôtes en fait et bien si la zot va minéralisée la matière organique et va donner les éléments à la plante donc ça a super bien marché et effectivement on a fait exploser les rendements à la suite de ça ce qu'on n'a pas dit aux agriculteurs puisque en plus le plan marshall avait mieux les on a complètement éclaté cet équilibre agro sylvo pastorale des agriculteurs plus ancien en fin d'avant et un ami libéral dans un bain d'un côté les bêtes de l'autre la seule la forêt de l'eau donc en fait les céréaliers n'ont pas rajouter de la matière organique puisqu'elle était elle était trop loin donc il n'y a pas eu du tout cet apport de compost matières organiques et petit à petit ses nitrates ont trop consommer la matière organique et en fait on en a perdu énormément en diminuant cette matière organique on a perdu la faune et la faune elle a un énorme un avantage aussi c'est que en en se déplaçant grâce à claude vous nous a montré pas mal de choses les faits c'est c'est tout elles sont très riches en éléments donc ils sont ces éléments c'est fermé le cycle fermé et en fait ils sont en surface quand on perde ça on va tomber sur une autre dégradation qui est plus embêtant c'est la dégradation chimique des sols c'est à dire qu'on lit qu civile et les éléments les éléments n'étant pu remonter par la faune et bien en fait ils vont descendre dans le profil et c'est là où on a commencé à critiquer les agriculteurs et de dire vous êtes des pollueurs pourquoi parce que de plus en plus en france on est les derniers de la classe on a 90 % de nos cours d'eau qui sont pollués a dit aux différentes de nitrates parce qu'en fait les sols en surface n'ayant pu cette matière organique n'ayant pu cette fournée ben en fait on a une lixiviation des éléments et on perd les nitrates mais on va perdre aussi d'autres éléments le calcium le magnésium l'aluminium et d'hôtes et le calcium va être lui est responsable va permettre la la la création ont fait le lien entre les argiles et l'humus qui ce qui est maintenant dit le complexe adsorbants c'est le complexe argilo unique en fait c'est la terre c'est l'heure le sol et quand on arrive là par exemple en france pour parler de la lixiviation on a de plus en plus de problème des algues vertes parce qu'en fait c'est tellement riche en azote les eaux qui sortent de des cours d'eau sont tellement riches en azote qu'en fait on fait une très très forte multiplication des halles qui pose un problème environnemental donc on a une destruction biologique destruction chimique et après on va d y est on va on va arriver à la destruction la plus grave pour les agriculteurs c'est qu'en fait ils vont perdre leur sol puisque quand on a perdu lequel en a perdu la matière organique à plus de matière organique là on a plus de calcium pendant un moment les argiles vont rester vont pouvoir se maintenir mais il ya un moment où on fait les argiles des tons pas retenu en fait elles vont elles vont elles vont avec l'effet splatch où la pente quand il va se mettre à pleuvoir al de façon un peu violent en fait les argiles vont vont être soulevée par l'eau et le problème de l'argile c'est qu'en fait elle va rester elle va rester en suspension dans l'eau et en fonction du type d'argile qu'on a on peut avoir d argile qui vont rester 12h24 heure en suspension si on a un tout petit peu de deux pentes cette eau va être chargée elle va être chargé de de ses charges il est à ce moment là elles vont du elle va devenir érosive la force érosive de l'eau est liée au carré de sa densité quand vous avez de l'eau de pluie elle mouille mais en fait un sa densité et 1,1 au carré elle n'a pas de force érosive mais dès qu'on va remonter un tout petit peu d'argile on va augmenter la densité de cette eau et cette eau va pouvoir soulever des chutes et des éléments encore un peu plus lourd et petit à petit on aura sa soulèvera des caillots des blogs des voitures et on voit les dégâts en riant environnementaux donc c'est le problème d'érosion que l'on voit il n'y a pas une fois des qui se met à pleuvoir on montre les rivières pleine de boue on parle des dégâts environnementaux dans beaucoup de cas c'est lié à à ceux à cette dégradation des sols or l'érosion quand on a pu de sol qui qui est retenu qui est qui est stable en fait on obtient soit enfin on a soit des zéros ions éoliennes nous quand on a ouvert notre laboratoire ces images dans les chais les agriculteurs en fait on n'en voyait pas dès qu'un agriculteur rentrer avec un outil ou même quand ils roulent un peu rapidement en fait qu'ils se retrouvent dans un nuage de de terre souvent on dit 10 c'est du sam non en fait là c'est vraiment l'heure leurs particules fines et les particules de la fertilité de leur sol donc ça c'est l'érosion éolienne et puis la première là on a plutôt d érosion hydrique quand un seul est complètement mis à découvert on va parler de la peau du sol je vous en parlerai après pour comment on remet des sols debout mais dès qu'un sol est mis à nu en fait il va il va être même il va être tout de suite érosive puisque en fait l'eau va va détruire le sol des cons mais même une à gauche de la photo c'est un blé qui est très très jeune et vous voyez en fait il ya beaucoup moins d'érosion il ya beaucoup moins de problèmes sur cette partie là de l'agriculteur que l'aude qui a labouré qui a mis son sol à nu et en fait il est en train de perdre son capital on peut pas voir partout il n'y a pas qu'en france partout on se déplace on voyage quand même on travaille dans pas mal de pays en fait bon je vous ai montré la première photo là avec les oiseaux là c'est dans différentes rivières des près des pyrénées fait dès qu'il se met à pleuvoir et ben il ya un orage un peu violent et ben c'est les eaux sont pleines de boue et on entend toujours le même discours mais c'est normal il n'ya plus donc ça et rod le sol si cette chose était depuis que l'agriculteur l'agriculture existe en fait on serait sur le caillou c'est bien parce que en fait l'ailé nous non nos anciens enfin les agriculteurs avaient maintenu en fait c'est refaire cette fertilité si on continue comme ça et bien là on parle de sol mort parce que l'agresseur a perdu son patrimoine là on est on est sur les rives du lot on a une rivière qui arrive d'une zone qui est beaucoup moins cultivés vous voyez elle est parfaitement clair donc c'est bien un problème de culture et de mauvais et de problèmes de sol parce que le lot qui est dans une zone extrêmement cultivé les plaines de elle est pleine de boue autre chose quand on a des labours extrêmement profond on travaille en italie c'est le pays qui détruit le plus ces sols à l'heure actuelle parce qu'en fait qu'ils sont bon là on est en toscane c'est pourtant ils ont pas de cailloux ils ont pas une nécessité de faire des labours profonds mais là en fait le seul à l'origine était au niveau où étaient les armes voyez cet agriculteur il a perdu presque un mètre de sol donc les labours profonds du fait qu' on va on va mettre la matière organique en profond en profondeur on va détruire le sol est bien l'agriculteur il le perd aussi là on est on est dans un autre là c'est en bourgogne l'agriculteur c'est une personne qui était je crois qu'il y avait une cinquantaine d'années et on lui disait mais vous avez vu la votre sol vous avez perdu 50 centimes et il me dit oui moi je meurs je me souviens quand j'étais enfant en fait mon sol il était au niveau de la forêt donc on arrive à perdre 50 cm en peignant un bon 25 ans il se souvient ou même trente ans donc cette destruction des sols l extrait les et les visible non depuis 25 ans qu'on travaille on voit des destructions et de pertes de sols mais vraiment visible et mesurable on fait aussi autre chose pour compenser 7,7 cette perte de somme cette destruction de sol en fait l'humanité va déforester on déforeste de 10 à 12 millions d'hectares par an de forêts tropicales mais on a énormément d'efforts rester et nous en france où quand on regarde l'espagne c'est un pays qui a perdu énormément de son sol à cause de la déforestation massive et il faut savoir que les armes permettent de garder et de la matière organique de 2 d'avoir de l'oxygène ils nous permettent de respirer mais ils font aussi de la matière organique et ils permettent l'armée le seul organisme vivant enfin vivons qui quand on a une maîtrise supérieure à 5 150 mm d'eau en fait cette eau grâce à ses racines ils vont remplir les nappes phréatiques lui ont déplu on déforeste et dieu sait si nous en europe on n'a pas d'exemple a donné on a énormément défaut reste et même s'il ya des des politiques de reboisement et quand on travaille à l'étranger en fait il ya des déboisements qui sont extrêmement violent et on se plaint chaque fois en dix ans en bas les nappes phréatiques ne se remplissent pas on a de plus en plus de périodes de sécheresse mais là cette déforestation accélère la la sécheresse dans le monde quand on fait des coupes à blanc comme ça autrefois il y avait une gestion on gardait on gardait la forêt on permettait on garde l hyper et on faisait un renouvellement de forêt avec les jeunes à l'inter dans dans cette partie là alors qu'à l'heure actuelle on va déforester ont fait des coupes à blanc et ça en plus comme on laisse d'un seul coup le sol à nu on va minéralisée toutes ces zones on va extrêmement minéralisée la matière organique qui avant étaient protégés par la forêt ça peut avoir des conséquences puisque nous c'est aussi ça ça peut avoir des conséquences extrêmement graves pour des pays là vous avez à gauche haïti est de l'autre côté vous avez saint domingue haïti en fait pourquoi ils s'en sont arrivés là c'est des pays qui sont extrêmement proches les sols sont à peu près identiques et bien en fait haïti paye un tribut quand tous à l'ouverture a voulu à fomenter en fait une libération du pays du joug des anglais et des français en fait on le rend leur a donné cette cette liberté mais à une condition en fait ils ont dû payer comme une amende et comme ils n'avaient pas de richesse en fait ils ont coupé toutes leurs forêts toute la forêt a été coupée et comment pète c'est des gens encore qui utilisent le bois le but de sol et c'est un des pays les plus pauvres des lamelles de la planète donc la forêt si on veut refaire une agriculture durable il faudra absolument remettre non pas des forêts mais remettent des en france on a coupé des milliers de kilomètres de haies et on a aussi des problèmes d'érosion il faudra absolument réintégrer l'arbre dans la gestion durable de l'agriculture en n'ayant pas comme c'était autrefois non en france effectivement et on a demandé qu'il y ait un roman à un remembrement on a coupé de la forêt mais on en a absolument trop coupé en quand vous allez en beauce y'a pus un arbre je passais on a détruit quand on regarde l'agriculture a n'a que six mille ans et l'homme avant et est itinérant il brûlait où ils coupaient les uns mais puis revenait 40 ans ou 60 ans après donc son agriculture était durable à l'heure actuelle il ya 6000 ans les hommes se sont sédentarisés ils ont eu un problème qu'ont toujours les agriculteurs en fait quand vous cultivez toujours le même le même endroit en fait ils ont été confrontés au problème des mauvaises herbes et ils sont mis à travailler les sols en simulant d'agriculture laumes il a créé 2 milliards d'hectares de désert mais en fait au cours du 2 de notre siècle et dit je dirais même de cinquante dernières années en fait on en a perdu un milliard il ya une accélération énorme de la destruction des sols et là nous en plus on le monde la population au mouvement ce qui est aussi étonnant c'est que à l'heure actuelle comme on a des problèmes de sol contact et on voit une demande partout pratiquement pour toutes les cultures qu'on passe de l'olivier à la vigne on demande de l'irrigation il faut savoir que l'irrigation est responsable de la désertification et de la salinisation de 8 millions d'hectares par an alors que tout le monde demande et que les politiques aide à 7 à cette irrigation il n'y a absolument aucune prise de conscience sur ça pourquoi l'irrigation provoque cette cette désertification et particulièrement dans les pays tropicaux est chaud c'est que l'eau quand vous irrigué vous allez prendre l'eau de profondeur elle est chargée en différents éléments on irrigue quand il fait chaud et à ce moment là cette irrigation l'eau va s'évaporer et on va salinité des sols alors chez nous en pays développés c'est dans nos pays tempérés tempéré s'cusez moi c'est beaucoup plus faible parce qu'on n'a pas ces températures là mais par contre aussi quand vous irrigué on irrigue quand le sol est chaud et on va augmenter on va augmenter la minéralisation de la matière organique et tout à l'heure je vous ai dit que le la zot les nitrates augmente la la minéralisation de la maine de matière organique ce qui fait que de plus en plus plus on irrigue plus on fertilise les plus oniriques plus on perd de la matière organique et plus les agriculteurs rajoute de la fertilisation rajoute de la zone pour avoir des rendements donc au total on perd 12 millions d'hectares par an ce qui fait que il va falloir pour nous il faut avoir une agriculture qu'on ait pu cette agriculture intensive qui dit qui détruit les ressources de l'humanité je passais plus que ça c'est pas la peine pour nous on travaille pas que on en france on travaille pas qu'en europe on a travaillé dans des pays dits émergents je pense que tout le monde a en tête la les manifestations de la fin en 2007 en fait il ya eu des problèmes climatiques des problèmes de rendement est en fait on a vu des pays qui se sont manifestés parce que ben il n'y avait plus ils n'avaient plus accès à l'alimentation donc il faut savoir que plus un sol plus les pays vont détruire leur sol plus les pays n'auront pu cette autosuffisance d'un dante dans leur pays plus on va vers une instabilité politique et à l'heure actuelle on parle énormément de problèmes d'instabilité de migrants dans certains cas c'est parce que des gens ne peuvent plus ne peut plus manger ne peut plus leur terre ne produit pas donc il ya aussi un besoin par rapport à ça je pense que tout à l'heure monsieur disait que des sols est extrêmement important c'est vrai que le sol il est à la base de cette stabilité aussi des peuples il faut que chaque nom me on milite enfin on souhaiterait qu'il y ait en fait que les politiques travaillent sur le fait que les pays devraient être autosuffisants et ne pas aller chercher dans les pays dits en voie de développement pour produire des légumes ou des fruits qui sont pas adaptés aux saisons pour satisfaire notre consommation donc c'est pour nous c'est extrêmement important et là on voit dans ce graphique que la population augmente et que par contre la consommation la disponibilité mondiale des céréales par habitant en kilos et ben dalle ce graphique ne va que date de 2010 en jésus c'est des chiffres de la fao on voit qu'en fait ça se il ya de moins en moins de disponibilité de céréales alors pour nous pays développés ça nous concerne pas et pour des pays en voie de développement c'est effectivement accès à ces graves autre chose qui est embêtant c'est que autrefois les agriculteurs et nous on parle de vocation de sol et comment les agriculteurs autrefois avait sélectionné la sélection effectivement on a besoin de deux on est dans une université je pense que vous avez il ya un travail il ya un énorme travail qui est fait sur la sélection doucement il faut savoir que les anciens en fait tu faisais une sélection avait sélectionnés en fonction de leur climat pas forcément du rendement et de lire à tel endroit je peux à une salade va pousser à d'autres endroits ne poussera pas donc là c'est ce qu'il y avait en 1983 en 1903 sur un catalogue pour des maraîchers quand vous voyez la biodiversité le nombre de variétés pour chaque légume alors qu'en 1983 on a perdu énormément de ce haut lieu de cette biodiversité ça a été quand même pris part départ des usines agroalimentaires 1 par des multinationales agroalimentaires il faut savoir que dans beaucoup de cas c'est ce délai les semences qui ont été sélectionnés sont des semences qui ont besoin de la fertilisation qui ont beaucoup de mal à suffire donc on a on a rendu extrêmement que l'autre par l'aide d'un sol qui va fonctionner pratiquement tout si on l'aide qui va être beaucoup moins consommateur de fertilisation mais aussi ils le le cahier de catalogue de semences des agriculteurs et des maraîchers à extrêmement baissé parce qu'en fait on a dit on à sélectionner des variétés qui qui ne permettent pas forcément de pousser dans tous les climats alors pour nous on essaie aussi de faire comprendre qu'il ya deux choses un sol fertile et la fertilisation un sol fertile un seul va être fertile pour une culture donnée c'est donc au nom on parle de vocations des sols comme vous avez un sol qui va être fait fertiles il va permettre de de d'amener du produit un aliment de qualité gustative et je dis pas sans rien faire mais de façon beaucoup plus facile on peut alors qu'un sol fertilisé en fait c'est un seul qui produira une quantité d'aliments liée à la quantité de fertilisation que l'on m'ait est à l'heure actuelle on a très peu de sols fertiles on a énormément de sol fertilisé un agriculteur qui n'a pas la possibilité de de fertiliser son sol va toujours dit va dire ben je vais pas avoir le rendement ça c'est des études c'est pas ça fait pas partie de nos résultats et pour faire comprendre aussi que un seul en mauvaise santé va pas produire que l'autre vous a expliqué la qualité les arômes la notion de terroir et la qualité intrinsèque d'un des aliments donc ça c'est une étude canadienne en fait entre 1951 et 1990 à 99 en fait c'est la perte 11% du calcium du fer de la vitamine c et de la vitamine donc on voit que pratiquement tous énormément de six fruits ont perdu énormément de ces éléments alors que quand on entend parler et qu'on regarde les les catalogues de ce monde ont fait croire que ben c'est si semences ou ses fruits sont d'une grande qualité sont vraiment énergétique et d'une grande qualité au niveau des éléments alors qu'en fait au niveau 2 quand on les cultive bien ils n'ont pas ça alors il ya deux hypothèses ou celles à la semence qui a été houleux le fruit qui na qui a été sélectionné de cette manière mais pour nous en fait c'est ça vient pas bien c'est que le sol n'étant plus vivant en fait il est incapable de passer de permettre la concentration de ces éléments la même étude ils l'ont fait sur sur des légumes ont par exemple la pomme de terre qui est quand même un légume qui est extrêmement manger par par l'humanité enfin par l'europe et bien en fait elle a perdu à différents degrés sont calcium sont fait sa vitamine c vitamine a donc il faut savoir bon là c'est une autre étude américaine quand on voit sélectionneur en blé entre 1973 et 2001 on en a perdu aussi beaucoup donc il faut voir aussi que le fait de ne pas s'occuper du sol on va avoir une dépendance et on en parle de plus en plus nous on parle de stabilité politique mais il ya une facture aussi médicale c'est-à-dire moins on va avoir des alimentations qui clique des d'aliments qui vont être porteurs de ces éléments plus on aura besoin de les consommer de façon médical etc les mêmes entreprises qui en fait ont travaillé sur la sélection des semences c'est les mêmes entreprises qui travaillent sur la fertilisation c'est les mêmes entreprises qui vont faire c'est me sens pas ses médicaments ou ses solutions qu'on va on va gérer donc pour nous c'est un cercle infernal il faudrait ferait que le monde agricole arrive à sortir de ce cercle infernal bon là c'est la différence parce qu'on est souvent critiqué il ya des études plus ou moins qu'ils disent que bon c'est pas forcément vrai non là c'est une étude aussi américaine en fait c'est la différence quand vous êtes en est qu en agriculture biologique ou en biodynamie eh bien on a plus de concentration d'éléments il ya eu un lien un agriculteur en dans le sud de la france qui a travaillé sur des tomates et qui dit qui a trouvé qui a fait faire des études et qui trouve qu'effectivement on a plus d'éléments nutritifs dans l'est dans les dents les fruits en biologie alors comment réparer les seuls puisque ça c'est notre travail c'est que en fait la plupart des sols et surtout en ne rend en europe c'est qu'en fait ils manquent de carbone c'est pas la zone qui est important ça viendra après en fait si on remet du carbone et de la matière organique on va pouvoir remettre de la faune et relancer la machine donc comment on va faire si si on est sur des petites surfaces sur des mondes des surfaces j'ai par exemple les les maraîchers les les viticulteurs ou les arboriculteurs on va travailler soit avec du muc soit on va mettre on va utiliser décompose soit le bois raméal fragmenté le bois raméal fragmenté c'est les rameaux de feuillus qui vont être écrasé broyé et qu'on mettra sur le sol et puis pour les grandes cultures et céréaliers quand ils ont plusieurs hectares c'est évident qu'ils peuvent pas mettre du bois raméal fragmenté ou du compost surtout quand ils sont pas élevés - ils pourront pas donc on va travailler en fait avec des plantes de couverture on va arrêter de labourer on va mettre des plantes de le de couverture qui vont permettre de faire une peau de maintenir le sol à l'ombre de multiplier la faune et de dirt et de réparer les sols aussi développé l'agroforesterie et pour nous c'est indispensable et ça c'est quelque chose qu'on a vu petit à petit sur le travail sérieux replanter des arbres plantés des or autre autre chose on part toujours de fertilisation pour l'agriculteur en fait pour les agriculteurs qui veulent absolument voir le la partie v g2 la partie aérienne on ne pourra rendre une agriculture durable que si on s'occupera du sol c'est à dire il va falloir amendé le sol le nourrit pour pour permettre pour permettre de 20,2 que petit à petit ça passe à la flore bons plans alors les techniques de semis donc plus ça je vais passer et techniques de semis direct sous couvert voilà par exemple des labours que l'on voit en italie il n'y a pas besoin de faire ça sur les sols on les détruit il faut absolument travailler mais bon le semis direct sous couvert c'est donc un outil qui va grâce à des couteaux qui vont on ne touchera pas le sol on va planter on va semer après avoir écrasé découvert comme ça on va semer directement dans le dance dance et couverts soit son blé soit son maïs fois-ci céréales donc ça on voit là pour ça c'est pour les agriculteurs c'est quelque chose qui les surprend énormément là en fait il ya un rouleau faca à l'avant un voyez là en train d'écraser un sorgho donc quand on écrase un écrase les piles et les flux de serre et derrière grâce au semoir ans que je vous ai montré il est en train de semer son blé dur donc en plus ces techniques là là dans ce cas là il ya énormément de pente on peut on peut travailler aussi avec des sols qui sont pas forcément plat et on peut on pourra re on pourra élargir la période de semis voilà ce que ça va donner voyez en fait l'assemblée qui est en train de pousser à travers le muc en dessous les sculpteurs le mult va mettre là le sol à l'ombre on va multiplier la faune on va relancer comme on dit on va relancer la bricole la bécane et on va rester restaurer les sols autre chose quand vous l'abhorré vous remontez énormément de cailloux là c'est un agriculteur ces deux agriculteurs voisins voyez la quantité de cailloux qu'il avait celui qui laboure l'otan n'a plus du tout quand vous avez une forte pluie quelqu'un qui va labourer va avoir énormément de d'érosion l'otan a pas nous on mesure l'activité biologique grâce à une enzyme quand vous êtes en semis direct sous couvert vous allez augmenter énormément cette activité biologique donc la faune de la vie et restaurer les sols on l'a on va passer c'est pour quand on a un seul qui est totalement détruit il ya on n'a pas trouvé d'autre chose ça on a travaillé en afrique mon a travaillé dans des sols qui sont complètement détruits c'est le bois raméal fragmenté il va permettre la multiplication des champignons à l'heure actuelle nos sols sont complètement pauvres en champignons et là on va vraiment restaurer les sols 7 les techniques de restauration des sols après on utilise une fois quand on a restauré le sol après on va travailler avec du compost donc je vais passer en vitesse on en met une certaine épaisseur on va travailler sans l'enfouir surtout pour pas mélanger à ce moment là on va avoir cette multiplication champignons qui va transformer soir à mal fragmenté faire du compost on va avoir ses champignons et sur un sol qui était considéré détruit par l'agriculture mais en fait on arrive à faire pousser des plants en plus ce bois raméal fragmenté va mettre le sol à l'ombre donc les températures vont être moins fort par exemple chez des vignerons on a travaillé là dessus quand vous avez un sol qui complètement à nu vous allez augmenter énormément la température à 38° 5 les racines ne peuvent plus fonctionner vous allez faire un stress hydrique vous allez poser des problèmes avec eux denis et à ce moment là bas au niveau du raisin et au niveau du vin ça posera des problèmes là c'était voilà voilà le sol sur lequel on a travaillé et qui était c'est que du caillou et en mettant ce bois raméal fragmenté on peut faire une culture pour les pour les pour le monde maraîcher le maraîchage et à une chose qui alors là non seulement au niveau de la restauration des sols c'est la permaculture on va travailler avec des composts et une occupation là dans le semis direct sous couvert c'est le couvert qu'il va permettre de couvrir le sol dans la permaculture on va on va raser on va on va travailler sur des on va mettre les cultures les légumes extrêmement preuve près et en fait le sol est couvert et on va faire des rendements beaucoup plus important je vous remercie merci merci pour ces belles conférences j'invite maintenant nos invités à rejoindre la table ronde de telle sorte à ce que le débat puisse commencer si vous voulez bien venir prendre place l'objectif de ce débat c'est de le conduire en deux temps un premier taux au cours duquel nous allons faire un constat c'est à dire se rendre compte si à notre échelle au niveau du pays au niveau du canton on est face à deux mêmes problèmes et c'est de mieux les comprendre les nuits au sec et puis le deuxième temps sera le temps des solutions c'est à dire d'essayer de trouver des remèdes aux problèmes qu on aurait identifié voilà je crois que tous les invités on trouve une place alors je vais rapidement voulu très haute et raphaël charles raphaël charles a travaillé à agroscope il est aujourd'hui chercheur ou fbl jean-philippe barrillier agriculteurs bio ou biodynamique à romanel sur morges pardon gilbert ramuz ingénieur agronome et paysans à courcelles le jura dominique barjols chef de la division agro écologie et paiements directs aux sa vie monsieur françois fullum flühmann füllemann pardon excusez moi françois fellmann lep de log cantonales pour ceux qui ne seraient pas c'est celui qui surveille tous les halls du canton j'ordonne vacheron et lui cherchera lui à l'unil c'est un microbiologiste et oui il y en a un on parle de sol madame stéphanie grain est aussi pédologue et chercheuse à l'unil et vous connaissez les bourguignons je vais commencer par une première question et puis quand même permettez-moi de la pause et un paysage puisque c'est que même eux les acteurs principaux de la terre je la pose et à gilbert ramuz qui nous vient de courcelles jours à corcelles jorasses est un village on trouve des vaches et des pommes de terre et puis quelqu'un a dit une fois corcelles le jorat est à la pomme de terre ce que le dézaley tallavignes parce que ce seul la confère à la pomme de terre un goût particulier mais la pomme de terre est une culture qui fragilise les sols et j'aimerais poser la question à gilbert ramuz quand tu as entendu cette conférence est ce que toi tu l'as l'impression cultive des pommes de terre à courcelles le jura de respecter les sols que tu va transmettre à des zones floues alors bon soir et puis j'espère que je vais être à la hauteur j'ai pas l'habitude de parler d'un tel public alors pour moi le constat fait dans l'exposé de monsieur et madame je me sentais je suis agriculteur conventionnel mais je me sentais pas vraiment d'un collimateur on dira ça comme ça chez nous il ya encore et nos mains énormément de forêt notre domaine on a on a fait un petit calcul là donc je collabore avec un collègue on a neuf kilomètres de forêts qui bordent notre domaine donc on trouve en général qu'on en a assez parce que c'est du boulot hein c'est du boulot et puis après au quotidien il s'agit de travailler avec notre sol et puis moi j'ai des enfants le but c'est de le transmettre peut-être un jour à mes enfants transmettre ce sol de bonnes bonnes conditions alors pour vous venir à l'introduction de christian par rapport à aux pommes de terre c'est vrai que pour nous c'est un défi on a des sols qui sont facilement et qui pourrait s'éroder facilement alors d'un autre quotidien le but c'est de conserver 7,7 cette argile dans nos sols et puis pour ce faire donc on a une exploitation de type mixte on a en cours du bétail on est à l'encontre de la politique actuelle où on veut une spécialisation des exploitations nous on a du bétail il n'y a aucune paille ou fumier qui partent de l'exploitation lara intègre toujours on fait un du labour je dirais peu profonds malgré qu'on en fasse mais d'après ce que j'ai vu sa part l'air d'être les pratiques usuelles en italie donc nous ont séduit la boue peu profond et puis on est en veille d'avoir toujours découvrir couverts végétaux qu'on utilise un parti aussi pour affouragés notre bétail il ya peu de chose qui est réincorporer directement parce qu'on a du bétail donc on essaie de faire des cycles on essaye de conserver et puis on a on a toujours derrière nous l'idée de 2,2 d'intégrer chaque processus chaque travail à l'exploitation de son ensemble puis par rapport à la pomme de terre encore on à renoncer à la séparation du seul sait pas si c'est une technique connue dans la salle aujourd'hui il est possible de séparer les cailloux et les l'émeute les mettre de côté ça facilite la récolte ça facilite aussi la qualité on arrive à avoir un produit de meilleure qualité on a renoncé à cette technique parce qu'elle est assez comment invasive sur le sol on essaye de va être un autre quotidien de dalles et d'un sens de ce qui a été dit dans l'exposé qu'on a entendu et puis je crois pas qu'on est si pire que ça quoi merci merci monsieur rami dans le discours de monsieur ramuz vous avez entendu il a dit il avait l'air de pas être bien soutenus par la politique agricole et j'aimerais poser la question en balagne dominique barjols qui doit à instrumenter la politique agricole fédérale mais aussi créer une politique agricole cantonal qu'est-ce qu'on peut faire un terme de politiques agricoles pour améliorer les choses et surtout puisqu'on est dans le constat est ce que selon vous la politique agricole actuelle est attentive à cette préservation cette durabilité des sols je tairai il ya eu des progrès de fait mais voilà le constat il est quand même encore on peut l'améliorer donc j'ai repris un petit peu quelques chiffres sur le canton de vaud en 2013 on a démarré dans le canton un programme sur le sol donc la politique agricole des années 80-90 abouti un changement considérable dans l'orientation de la politique agricole et on a pris beaucoup plus en compte la durabilité à long terme est l'environnement dans notre politique agricole donc voyez 90 2013 ça fait 20 ans et en 20 ans elle était le constat qu'on a pu faire en 2013 on a dit dans canton de vaud on a quand même encore besoin d'un programme pour le sol pourquoi on a à peu près 50 mille hectares de grandes cultures dont canton de vaud c'est le plus grand canton en terme de surface pour les grandes cultures pour produire le blé la pomme de terre la betterave le maïs enfin toutes les cultures annuelles est ce qu'on a vu ses 40 ans entre 1965 et 2013 même en cinquante ans on avait multiplié par trois les cultures sensibles du point de vue du sol c'est-à-dire pommes de terre betteraves et terrain et on a perdu 20 mille hectares de prairies permanentes ou de prairies qui venait dans la rotation donc on a quand même mal gré le changement de politique agricole en 1992 on a quand même pas réussi à dix on arrive à une durabilité suffisante dans la rotation de nos cultures donc la betterave par exemple canton de vaud dans les rues dans les quelques petites zones qui s'y prêtent elle revient un petit peu trop souvent encore pour une biologie du sol qui s'établissent de manière durable comme l'ont présenté claudia claude et lydia bourguignon et je vais dire juste un chiffre c'était dans le bilan en 2013 30 % des sols perdait dans canton nouveau donc des soldes a rouvert 30% perdait plus de 4 tonnes de soles par année et par hectare donc par rapport aux 5 tonnes que vous le disais voilà donc il faut pas non plus dire il ya aucun problème maintenant on a commencé ce programme avec codes de la confédération parce que c'était aussi une volonté de la confédération en 2014 d'introduire des programmes beaucoup plus ciblée sur lesquelles on pouvait avoir des actions plus pointues et en depuis lé 2013 et 2014 1017 en trois ans quatre ans on a doublé le nombre d'hectares en semis direct donc je trouve ça déjà par rapport à ce que vous avez aussi préconisé comme solution et que et qu'on partage enfin je veux dire le constat que vous faites mais aussi les les les voix de plus pistes de solutions elles sont pas on va pas en réinventer non plus beaucoup mais on a réussi à doubler grâce à des incitations ciblées et un programme disons vraiment de proximité avec les agriculteurs que qui est fait par la vulgarisation agricole proconseil qui est aussi sinon la salle et que je tiens à beaucoup aussi remercier pour ce travail qu'ils font auprès des agriculteurs donc voilà on a fait des progrès on a aussi beaucoup augmenté la proportion double et la proportion de l'agriculture biologique dans le canton depuis huit grands donc voilà on voit que les choses s'améliorent mais le constat n'est pas forcé encore on n'a pas atteint tous les bits merci on progresse dans le discours de madame barjols vous avez entendu cette diminution des prairies qui inquiète la prairie est un élément de stabilité pour le sol on l'a aussi entendu de la part de monsieur claude bourguignon mais les prairies les seuls qui sont capables aujourd'hui de mettre en valeur le produit des prairies seller rumine nous on peut rien faire essayez de manger de l'air vous n'allez pas y arriver et donc ça signifie que pour la durabilité du sol il faut des animaux et ça j'aimerais bien vous entendre monsieur bourguignon sujet des animaux des tendances actuelles est-ce que l'on gère des animaux en contribuer à la durabilité du centre c'est sûr qu'à l'heure actuelle nous mangeons trop de viande ça c'est sûr mais imaginant qu'on décide d'arrêter de manger de la viande et qu'on élimine les animaux là les seuls ils vont mourir on a besoin des fumiers et des excréments de bêtes pour maintenir la durabilité c'est justement que vous venez de le dire par les prairies qui sont des dvd bon système pour remonter le taux de matière organique en surface des sols y'a pas d'érosion sur prairie quand la pluie tombe tombe sur de l'herbe elle emporte pas les argiles tôt si on se met devenir de ces le drame de lundi vous savez que l'inde est en train de détruire son troupeau enfin éliminer progressivement son troupeau de vaches qui ne mangent pas puisqu'il utilise yves mois pour le travail et matin qu'ils ont d'être acteur on commence à voir une baisse de fertilité des sols indien à cause de disparition des excréments de beta donc ça ça va être un vrai problème rajouter quelque chose par rapport à ça il ya certains endroits sur la planète où vous chez nous ou en fait il n'ya que la prairie et que les animaux qui peuvent valoriser des zones on ne peut pas faire de la céréale ou d'aidé de la vigne dans les alpages en fait on a une déprise agricole dans certains joie dans le massif central on a perdu tous nos nos vergers il n'y a plus du tout de pastoralisme est en fait le paysage sur ferme complètement donc il ya certains en branle la valorisation du terrain ce n'est que les animaux donc merci ces précisions monsieur füllemann vous surveillez les solvants toi comment se porte-t-il en robot mon rôle est de surveiller les sols entre guillemets on est en charge de l'application d'une loi on a quand même une loi en suisse qui nous permet de protéger les sols qui est assez claire qui est très général mais qui a pas forcément venir détaillé donc comment on fait ce qu'on a le droit d'utiliser telle machine ou pas nous ce qu'on constate globalement c'est le constat des scientifiques ce n'est pas le nôtre à une échelle disant vaudoise voir suisse romande c'est con on a perdu énormément de matière organique on est déficitaire sale con style et il est clairement grave à ce point là alors on n'est pas dans la plaine de la beauce on n'est pas dans des sols ultra-intensive ultra cultiver toujours avec les bonnes terres on a quand même des rotations n'est quand même pas dans un cycle de dégradation qui est irrémédiable lors on pense mais on n'en sait pas grand chose et on a énormément de problèmes bas de compaction on a des machines de plus en plus grosses qui travaillent de plus en plus intensément les sols on va plus vite en fait toujours plus vite avec des moyens technologiques beaucoup plus rapide le problème de tout ça c'est qu'on voit les faits à la fin et les faits il marque les faits il est marquant voix l'érosion alors là ça alerte légende et hossa alerte apolitique salaire tout le monde là on se dit qu'il ya un gros souci le problème pour nous c'est que le souci il est bien avant une fois qu'on voit l'érosion c'est trop tard donc le conseil de pas très positif mais on pense qu'on a encore moyen de faire quelque chose on n'est pas au stade où c'est foutu et puis on peut les bons pour remettre la forêt merci merci pour ce message j'aimerais maintenant passer la parole à jean philippe baril et puis il a été en agriculteurs traditionnels il est passé au bio à la biodynamie et j'aimerais vous poser la question depuis que vous êtes dans ce nouveau mode de production est ce que est ce que vous voyez vos sols évolué différemment est ce que vous êtes un souci pour vos seuls est-ce que comment ça résonne chez vous bien sûr que je suis un souci pour mes sol on a abandonné la polyculture élevage en 68 mon père a abandonné sa donc depuis 68 on en chimie pure et effectivement quand j'ai commencé à travailler en biodynamie en bio j'avais quand même l'impression de voir début de baisse de rendement de mes seuls et ça commençait à tourner dans l'autre sens j'ai l'impression que j'allais depuis qu'on est au bio dynamie donc ça fait depuis 2003 dans l'agriculture depuis le 2000 dans la vie c'est difficile de répondre à ta question christian chaque parcelle réagit différemment jeunes équipes réagissent mieux que d'autres mais c'est un peu comme un comme un oeuf qu'on voit tous les jours on le voit pas grandir c'est difficile d'avoir vraiment de tirer un constat sans faire des analyses il faudrait peut-être faire des analyses plus scientifique mais j'ai eu le plaisir une fois d'avoir un collègue qui s'intéressait à la culture biologique en particulier à la biodynamie puis qui est venu me trouver un gars qui fait qu'ils faisaient de la grande culture on s'est promené dans nos chances et au printemps c'était une belle journée certainement un jour faveur pour faire ça et lui m'a dit qu'ils trouvaient mais seuls agréable à marcher dessus la consistance de la terre ça m'a réjoui parce que je me suis dit bon voilà le gall les a pas vus les a pas suivis tous les jours il arrive là dessus et trop une différence donc c'est un peu réjouissant quand même je les ai pas encore vu vraiment grandir en visitant option veines sont allemagne qui fait de la la culture soul i care comme vous la présentez lydia tout à l'heure lui prétend enfin prétend il nous a dit qu'il avait vu ses sols croître un peu il y aurait une paie de jeunesse qui qui se fait en travaillant avec la biodynamie et en travaillant sans labour moi j'ai tenté l'expérience enfin je tente toujours de l'expérience de travailler sans labour c'est compliqué parce qu'on n'a pas les herbicides les belles images que nous a montrée lydia ça marche des fois ça marche pas à chaque fois donc on n'a pas encore trouvé toutes les solutions mais je pense qu'il faudra travailler encore là là si on sera certainement aider avec les connaissances soit en microbiologie soit en économie tout simple l'utilisation des plantes des plantes associées j'aimerais juste faire un petit parallèle avec avec la vie humaine gg je me suis occupé d'un collègue qu'avant problèmes d'alcoolisme assez profond et une de ses thérapeutes m'avait dit un jour pourquoi un homme qui est qui est atteint comme ça dans sa santé retrouve un état normal il faut autant d'années d'abstinence que d'années de dépendances et je me demande si c'est pas la même chose pour les seuls j'espère pas parce que j'ai déjà 60 ans et puis j'aimerais bien les voir un petit peu mieux plus vite merci voilà donc une question pour la recherche raphaël charles v cules le même passage que jean philippe barrier puisque d'agroscope où il était chercheur je vais dire conventionnel il est passé où elle fit bl pour devenir chercheur de l'agronomie bio quelle motivation à faire ce parcours là et quelles observations qu'elle quel changement de regard sur le sol depuis agroscope jusqu'au happy baie elle bonne question un peu piège pourquoi le changement on évoluent tous dans la question en fait effectivement pourquoi c'est effectivement ben c'est grâce à jean philippe c'est grâce à christian grâce à claude 1 grâce à des agriculteurs que j'ai côtoyés dans mon travail agroscope déjà j'ai la chance de commencer l'agriculture l'agronomie dans le contexte la production intégrée c'était dans les années 90 ça a été une magnifique période et je garde une lumière par rapport à tout ce qui a été développé à l'époque pour faire progresser l'agriculture après on s'est peut-être un peu endormi et puis à agroscope j'ai beaucoup travaillé sur les systèmes de culture innovants et qui était consacrée au sol donc on retrouve ce qui était présenté avant sur la conservation des sols l'agriculture de conservation on a beaucoup travaillé sur les couverts végétaux et la manière de réduire le travail du sol pour conserver ses sols les principes ont été présentés avant je reviendrai pas et puis au cours de ce travail bien c'est vrai qu'en côtoyant les gens semis direct j'ai constaté qu'un certain nombre d'entre eux passés au bio et je me suis dit pourquoi et c'est vrai que le bio offre justement ce contexte de placer au centre la vie du sol le sol et toutes les fonctions du sol donc sam ça a été un moteur en fait pour me dire mais continuons comme chercheur c'était aussi la perspective d'être beaucoup plus proche encore de la pratique parce qu'on agriculture biologique on n'a pas d'institut où on a des parcelles expérimentales notre expérimentation se trouve une femme directement chez les paysans donc c'est et voilà une suite mais j'ai continué mon travail de recherche en fait j'avais commencé agroscope sur cette agriculture en participant notamment au programme national de recherche 68 sur le sol comme ressources naturelles ce programme il intervient vingt ans après le précédent donc il faut du temps aussi pour la recherche dans un temps de remettre les choses à commencer en 2013 j'ai commencé agroscope et je continue au final ce travail est là on a travaillé donc sur les couverts végétaux l'agriculture de conservation on a travaillé aussi sur des pôles d'innovation on a comparé des agriculteurs particulièrement intéressés par leur sol que son polyculture élevage dans une agriculture conventionnelle que ce soit en semis direct ou en agriculture biologique qui nous a permis de voir des différences intéressantes qui s'explique par les pratiques de ces agriculteurs toujours intéressé par le sol mais qui arrive à des résultats différents mais toujours intéressant et puis après la chance aussi de dresser une synthèse thématique sur l'agriculture et la production alimentaire c'est un travail qui sera publié l'année prochaine je donne quelques éléments quand même parce été l'occasion de poser un diagnostic ce qui est demandé le tassement du sol les chercheurs sont unanimes c'est le problème actuel parce qu'on le voit pas et on sait pas le mesurer ça se passe en profondeur c'est les grosses machines c'est la nécessité d'entrer dans les champs pour parfois récoltés et avoir un revenu donc c'est vraiment un gros problème l'érosion il ya longtemps qu'on en parle et la perte de matière organique ça c'est l'autre gros problème en suisse aussi donc on est concerné par ce problème et notamment parce qu on a séparé le végétal de l'animal mais aussi parce qu'on a des pratiques agricoles à risque quand on peut pas maintenir et travailler en faveur de cet élément essentiel de la structure du sol et puis l'autre élément c'est la perte de biodiversité des sols donc la vie active du sol ou là on a en raison du tassement raison de la perte de matière organique et c'est aussi en suisse un risque de perte alors tout ça ce sont des risques les soldes vont encore bien je tiens à le souligner mais le risque est important et à de nombreuses et p et grosse menace dans certains cas il ya des problèmes dans d'autres les gens s'en sortent bien et j'aurais souvenir un projet en cours avec le canton de vaud qui s'intéressent à mettre en place des indicateurs biologiques de l'agricul deux indicateurs biologiques de l'activité du sol et notamment travers des outils d'auto diagnostic qui permette aux paysans eux-mêmes de faire le diagnostic sur l'état du sol et d'identifier les mesures parce que les paysans fait ils sont plus souvent ils connaissent de nombreuses solutions pour avancer et ils sont sources en fait de beaucoup de connaissances empiriques qui permettent d'avancer encore faut-il leur permettre de mobiliser tout ça et d'avancer dans le bon sens donc voilà je continue comme chercheur comme vulgarisateur maintenant il ya une rupture c'est vrai je suis passé d'agroscope possible peut-être que voilà je rejoins beaucoup d'agriculteurs dans son dos l'a finalement merci merci de cette analyse stéphanie gros vous êtes loin d'être acteur proche des éprouvettes j'imagine avec un travail de laboratoire et donc par l'agronome est donc avec un regard de pédologue chercheuse sur le sol vous quels sont vos observations de ce sol comment vous le voyez évolué au travers de votre la barre laboratoire c'est une bonne question j'ai été vraiment très intéressé par la conférence de l'idée avec claude aujourd'hui j'ai appris beaucoup et puis ça m'a aussi fait réfléchir sur certains résultats d'étude auquel j'ai pu être confrontés j'ai lu récemment par exemple que dans les zones tempérées on a des vitesses d'érosion sur les sols agricoles de plaine qui sont comparables aux hauts-plateaux lima c'est à dire qu'à travers nos pratiques agricoles on transforme nos sols de plaine qui normalement géodynamique mans sont extrêmement stable en sol de haute montagne et ça je pense que c'est assez fabuleux et en même temps je sais pas si on peut en être particulièrement fier après au niveau 2 on y voyait constat je pense qu'il faut toujours se méfier des grandes généralisation et là on a vu un bel exemple aujourd'hui je veux pas commencer à se dire oh là là nos sols cultivés ils sont tous en forme absolument épouvantable ils s'érodent comme la haute himalaya ils sont ils sont vraiment en danger les sols sont différents les pratiques sont différentes que ce soit en biodynamie en conventionnel il ya des prêtres il ya différentes façons de cultiver qui ont des effets tout à fait différent sur le sol et puisqu'il faut pas oublier c'est que les sols sont très diversifiés il ya la diversité des pratiques il ya la diversité des sols la haute-saône différents que personne dans cette salle simplement sur le bassin lémanique on va dire il ya des sols qui sont extrêmement fragile qu'il faut manipulées avec d'extrêmes précautions et puis ajoute sol qui de par leur composition chimique minéralogiques sont un petit peu moins fragile et on peut leur demander un peu plus donc il faut se méfier des grandes généralisation en fait merci j'aimerais maintenant donner la parole à jour de vacheron qui est le microbiologiste des sols et puis pour résumer un peu la situation que vous compreniez lorsque j'ai fait mes études le prof de pédologie le début de semaine est avait annoncé nos secours on va traiter la chimie des sols et la physique des sols la biologie des sols on connaît pas ce qu'on connaît mieux bonjour alors tout d'abord merci pour cette conférence comme ma collègue j'ai énormément appris beaucoup de choses alors oui il ya des constats qui sont alarmants et en termes de qualité des sols alors il ya deux points où je suis plus ou moins désaccord notamment c'est cette mort death alors je pense qu'il faut juste nuancé en fait pour qu'un sol soit mort ça serait plus pour en fait l'usagé qu'on en fait usage pour l'agriculture peut être qu'on peut dire qu'un sols tend vers la mort c'est-à-dire temps peut-être vers des réductions de rendement ces choses là en termes biologique la mort du sol ça signifierait plutôt que ce soldat devient stérile stérile quand on sait qu'un sol est rempli de comme vous l'avez très bien dit de millions et de millions de micro organismes qui sont très impliqués dans les cycles 2 de recyclage de la matière organique de des métaux etc qui jouent des rôles fondamentaux ça semble peu possible dans le sens où ces microbes possèdent tous beaucoup de fonctions et il ya une certaine redondance fonctionnel c'est à dire si on supprime un des microbes qui fait quelque chose de capital pour le sol un autre prendra sa place parce qu'il a exactement les mêmes batteries d'enzymes et c'est donc ça reste quand même difficile d'appréhender la mort des sols d'un point de vue biologique dans un contexte vraiment très strictes comme comme ceux ci la deuxième petite chose c'est concernant la l'étude de la diversité des sols alors comme vous l'avez très bien souligné aussi en termes de bactéries moi je suis plutôt spécialiste des bactéries bactéries cultivables c'est vrai que ça représente une faible proportion dans les sols on a des difficultés à les isoler à travailler dessus parce que tout simplement on s'est pas spécifiquement ce qu'elles ont besoin pour pousser en revanche là où je suis pas d'accord c'est qu'on connaît pas non plus n'est pas un inconnu total il ya maintenant des techniques qui ont émergé depuis une petite dizaine d'années qui se focalise non pas sur la vie des micro-organismes et sur leur adn donc on peut savoir de ce fait qui est présent et ça couvre une plus grande diversité que ce que l'on pensait juste avec les bactéries cultivables donc juste de ce fait être juste un update pour dire que la recherche elle continue à l'avance et on s'est beaucoup plus maintenant par exemple quel micro organismes sont présents dans des écosystèmes de type rhizosphère en interaction avec la plante et on commence de plus en plus avec ces techniques étudiant l'adn à savoir exactement aussi quel rôle ils commencent à avoir dans dans l'interaction avec la plante par exemple merci avec cette intervention on aurait terminé le on aurait terminé le constat que j'aimerais résumer de la manière suivante c'est que les sols de la région ne sont pas morts ils sont quand même un peu malade et du coup je me tourne vers les docteurs de la terre et bourguignons pour leur demander vous avez observé des sols vaudois je crois que vous avez fait deux ou trois profils durant ces deux jours vous êtes allés également visité des sols vignerons sur différents domaines qu'elles aient calé lors de noces comment améliorer les choses à vos yeux moi je voudrais reprendre quand on a parlé de sol mort quand ils sont dans la rivière et qui passe je parlais de cette mort là ya pas de le zéro je suis tout à fait d'accord le zéro même au niveau de la faune n'existe pas et heureusement parce que s'il existait on ne pourrait pas faire de restauration des sols moi je disais dans le canton n'a parlé de seulement quand ils sont dans la rivière ou qui sont sur la route qui tend un son dans la mer en fait pour l'agriculteur le sol est mort mais je suis tout à fait d'accord il n'y a pas de zéro ça il faut bon je vais rectifier cela n'emballe et nous on trouve plutôt que vos sols sont moins dégradés que seul français de ce qu'on a pu observer sur le la région vaudoise oui parce que vous avez beaucoup mieux conservées lier il ya eu il ya eu l'explication de l'agriculteur vous avez mieux conserver votre élevage et ça c'est important de parce que quand vous avez de l'élevage vous avez du fumier avec du fumier vous arrivez à mieux tenir votre de matières organiques tandis que nous on est des quoi en france qu'on pas vu un pet de fumier depuis 70 ans donc c'est plus compliqué à c'est plus compliqué de garder de garder un bon état biologique d'un seul camp alors il ya eu un projet de leur abandonner voulait faire un merde au duc de la bretagne jusqu'à lagos et puis ils sont rendu compte que ça allait coûter très cher quoi et nous on travaille par exemple avec des beaucerons qui on travaille des céréales qui ont réintégré les ennemis très rare qu'un céréalier qui a bandé toutes les bêtes reviennent avec des bêtes et je peux vous dire tout de suite on voit les envois l'état des sols s'améliorer un maintenir ils ont forcé l'élevage voyait d'autres recettes d'autrefois leur salle semis direct sous couvert pour le moment nous c'est ce qu'on a trouvé le premier acteur qu'on a fait passer en semis direct en france et en 2000 il avait 1,7 pour cent de matières organiques qui l'a 4,6 maintenant et son activité biologique augmenter ce quelqu'un que tu expliques tu as plus de phosphore travail juste amazon il a baissé par deux son nom son taux d'azoté il est passé de 190 kg et d'agir est pas tout à fait par 281 unités à 110 unités et il fait toujours 80 quintaux je voulais seulement le semis direct sous couvert parce que j'ai vu dans la salle des gens qui épuise un agriculteur a dit ça en fait moi je voulais exposer d'abord en plus c'était rapide je voulais exposer d'une façon extrêmement sain le semis direct sous couvert c'est une technique extrêmement compliqué pour les agriculteurs faut pas croire que ce que je vous ai dit on met le couvert et tout c'est une technique qui peut accompagner même fab ont peut-être plus en suisse mais c'est une technique qui peut accompagner pour les agriculteurs et il faut savoir que quand un agriculteur à un sol qui est en mauvaise état font pas en mauvais état mais qui en fait qui veut faire un changement c'est comme nos si du jour au lendemain on vous dit vous avez ce type d'alimentation que vous allez changer d'alimentation vous vous parlez de l'ami ont fait des microbes quand on change la culture on va avoir aussi un changement même de la forme on n'a pas la même chose et souvent l'agriculteur il va perdre son rendement il va avoir des difficultés les premières années avant de revenir à un niveau normal en plus beaucoup de gens pensent que le semis direct sous couvert c'est lié au glyphosate pour détruire le le couvert pour certains peut-être certaines personnes pensent là on peut dans des zones gélives on peut avoir un couvert qui va geler si on utilisait un rouleau faca donc il ya tout un travail mais il faut absolument pas croire que le semis direct sous couvert c'est une technique qui est simple c'est une technique qui compliqué pour les agriculteurs pour le changement c'est compliqué merci on a de la salle stéphane de chair qui appliquent le semis direct chez lui et puis c'est l'occasion de passer la parole à la salle alors si je pouvais un micro comme ça on pourrait donner la parole pour qu'ils fassent porte son expérience ou si tu veux venir de prêts c'est un piège mais c'est pas grave je n'avais pas prévu de venir parler aujourd'hui effectivement j'ai plusieurs casquettes une casquette d'agriculteurs avec 20 ans d'expérience au semis direct alors on travaille pas sous couvert parce qu'on est comme monsieur ramuz on donne comment dire les produits la récolte aux vaches et puis on a la chance aux courts d'avoir des vaches donc on a un taux de matière organique ah c'est bon quoi on a aussi des parcelles tests qui ont été présentés tout à l'heure peut-être je voulais aussi j'ai une deuxième casquette puis j'ai peut-être commencer par celles à l'homme j'oublie ce qu'on travaille et j'ai travaillé à la vulgarisation agricole et c'est maintenant vraiment que on essaye ces techniques madame bourguignon a raison c'est compliqué les semis sous couvert on essai plein de sortes de couverts qui gèle qui gèle pas à titre personnel ça fait peut-être huit ans qu'on fait du colza associés c'est à dire qu'on s'aime du colza avec des plantes qui vont j'ai les ponots l'hiver et c'est une fois on n'a pas eu la bonne variété lors de la récolte bon à mes matches et colza moitié ves et puis là au centre collecteur ça s'est pas très bien passé mais voilà on apprend maintenant aussi à travailler pas uniquement avec les sortes de plantes nous si les variétés donc on a des variétés qui vont qui vont pas et puis aussi on a mis en place des essais une femme qu'on a pu présenter aux agriculteurs est là il ya dix jours à peu près il ya 200 agriculteurs soit le matin soit l'après midi qui ont pu voir ces divers essais et on essaie vraiment sur la vulgarisation pour que les agriculteurs s'engagent mais c'est compliqué monsieur le losc en chef de la station protection des plantes de grange-verney quand on parlait de tcs donc la semis direct c'est aussi laisser l'absence de la borie les lits 10 aces et des techniques compliqués de semis donc il faudra du temps il faut nous laisser du temps donc il faut laisser du temps l'agriculture mais elle s'en préoccupe vraiment donc s'achever normalement ça signifie techniques culturales simplifiées justement et puis on est nous on parle de technique compliqué de semis merci stéphane le constat que nous sommes en train de faire c'est que pour avancer les démarches telles que qui viennent nous est présenté la démarche présentée par les bourguignons sont des démarches et pierrick c'est à dire qu'on essaye on observe beaucoup on se fait une expérience on se trompe on refait un pas on revient en arrière et puis face à face à l'empirisme on a le rigorisme de la recherche qui émet une hypothèse puiqu'il la vérifient une hypothèse sont tout petits bouts de choses sur un poil de racine qu'on analyse et puis qu'on essaye de comprendre son comportement mais ça faire ce petit pas fait peut avancer la pratique pourtant il est nécessaire il faut beaucoup de petits pas et dont les échanges que j'ai entendu ici est ce qu'il ya un chemin à trouver entre la recherche traditionnelle je dirais pur et dur à la d carte et puis l'empirisme pays zain qu'on a entendu de saison qu'on a entendu des bourguignons et j'aimerais poser la question à rafah est le seul puisque tu es un peu des deux côtés merci je pense qu'il faut pas où il faut pas opposer les deux les deux centres sont très complémentaires le micro sajoo et deux sont très complémentaires l'agriculteur avance dans un système très complexe donc il peut pas travailler sur un seul facteur comme ce serait tentant de le faire ils travaillent sur énormément de facteurs à la fois et puis ces facteurs il varie sans arrêt donc il peut pas s'arrêter un ou deux éléments c'est ce qu'on fait croire un peu aux agriculteurs qui est un peu navrant c'est l'excellence par les intrants je maîtrise en intrants en engrais un un produit de traitement et puis j'ai tout résolu non c'est beaucoup plus compliqué les agriculteurs le savent mais c'est très tentant à tout le monde leur dire votre système est simple et puis allez-y en travaillant juste sur un ou deux éléments donc l'agriculteur avance par empirisme en fonction des conditions et les chercheurs il est dans une autre situation c'est qu'il essaye de comprendre donc je pense à c'est aussi une chose qu'on va faire passer c'est le chercheur qui essaie de donner des leçons non je crois que c'est pas ça le rôle du chercheur dans le monde de l'agronomie c'est d'accompagner et d'essayer de comprendre dans ce système très complexe de comprendre ce qui se passe comment les choses se passent d'essayer de généraliser quelques éléments qui finalement permette à l'agriculteur lui même de comprendre ce qui se passe donc un des objectifs c'est comme je disais cette autonomie cette excellence par la connaissance qu'on essaie de redonner aux agriculteurs à travers des cercles de travail ou plutôt que d'avoir un conseiller un peu paternel qui vient dire comment faire c'est d'accompagner d'animer et de faire travailler les agriculteurs entre même entre et de travail et de paysans un paysan c'est aussi quelque chose qui se passe donc ces salles élément important donc on a besoin de cette complémentarité un an par rapport à la recherche fondamentale académique je constate qu'effectivement il ya une distance et mon souhait c'est que dans un monde qu en suisse romande par exemple nul une île et le poly ont très mal intégrés l'agronomie je le dis volontairement très mal il me semble qu'il ya une distance alors qu'il ya des connaissances extraordinaire qui existe et je pense qu'il faut rapprocher ces mondes amener davantage les gens de l'unil directement chez les paysans et pour ça ça passe par une formation des étudiants mais aussi des profs et des assistants de recherche un rapprochement entre le terrain laboratoire merci de cette proposition avant que l'on donne la parole à la salle pour quelques questions est-ce que parmi les invités de la table il ya des gens qui aimeraient s'exprimer sur des solutions dominique barjols je veux pas parler de solution mais j'aimerais mettre l'accent sur quelque chose que vient de dire a valsé le dialogue science société je pense que ça se pose pas uniquement dans le cas de l'agriculture mais ça se pose de manière un peu général qu'on est à un moment où on se rend compte que les problèmes qui sont devant nous avec le changement climatique par exemple ça dépasse l'entendement d'une matière d'une discipline et que les les scientifiques sont interpellés sur une qu une connaissance plus de mise en contexte mises en situation et plus holistique par rapport à une spécialisation on a fait de l'agriculture intensive un modèle très spécialisés on a fait de la science aussi quelque chose de très spécialisés le le même phénomène en fait c'est ses produits dont l'assurance et dans l'agriculture et moi j'ai l'impression que ce dialogue science société l'agriculture ça représente quand même un objet intéressant mais j'interpelle la science de l'université par exemple 10 août l'école technique a plus venir effectivement dans un dans un milieu comme celui de l'agriculture pour mettre à disposition des connaissances d'une manière contextualiser et holistique donc voila un petit peu mais c'est pas facile à faire et ans on sait pas forcément le faire c'est peut-être aussi des modèles de des changes de connaissances entre les scientifiques et les praticiens qui font un petit peu redécouvrir ou inventés merci donc [Applaudissements] jean philippe baril j'aimerais appuyer ce que vous venez de dire madame par une petite expérience personnelle hier soir on a fraternisé autour d'une raclette avec quelques personnes qui faisait partie de l'organisation de cette journée je suis ici à cette table seul qui n'est pas universitaire et les échanges qu'on a eus avec des gens qui sont pas du tout de moments qui sont pas du tout de l'agriculture c'était vraiment très bien et je pense que on doit vraiment décloisonner nos conditions et nous non pas que la sociale bien sûr mais en tout cas nos classes professionnelles oui madame si je joue juste encore appuyé ce point là c'est pas ces folles envies du moment que je pense qu'il faut vraiment qu'on peut renforcer les liens c'est à dire que c'est même pas à l'idée que le monde universitaire les chercheurs l'université vont pouvoir apporter leurs connaissances leurs lumières au monde agricole c'est pas du tout ça la démarche on comprend le sol aussi mal que vous ça je vous rassure on a besoin des connaissances empiriques des observations que les gens font sur le terrain pour alimenter nos recherches et nous c'est exactement ce qui a été dit à l'heure c'est à dire qu'on va chercher à comprendre les mécanismes sous jacents pour finalement augmenter notre capacité de prédiction du système et c'est à dire que si on observe qu'une technique marche à cet endroit là à cet endroit là cet endroit là et puis pas ailleurs on va essayer de comprendre pourquoi pour que dans le futur on puisse recommander la technique seulement aux endroits où elle est approprié mais on a on a vraiment besoin de renforcer nos liens avec avec les acteurs du terrain ça c'est absolument certain merci pour les cinq minutes qui nous reste je propose de donner la parole à la salle on va pouvoir prendre quelques questions qu'ils souhaitent poser une question oui ici s'il est bien donné le micro à monsieur bonsoir alors merci beaucoup à claude et lydia qui je pense grâce à qui j'ai pu avoir une partie des connaissances que j'ai aujourd'hui que je fais le métier que je fais aussi aujourd'hui je suis conseiller en environnement et gestion des déchets et j'ai toujours été choqué par le fait qu on incinère en fait la matière organique qu'on l'envoie dans les incinérateurs et qu'elle retourne pas au sol alors on a la chance dans le contente dans le canton de vaud pardon d'avoir eco recyclage j'ai pas vu de lien en fait fait aujourd'hui entre cette vase c'est cet apport de matière organique liée à nos déchets et puis je dirais que l'homme fait partie de la faune et pis j'ai donc c'est à dire que nous sommes de la faune de surface est comme sa petite faute de surface nous allons aux toilettes tous les jours et cette matière organique que nous produisons nous l'envoyons dans les eaux que nous polluons et ça coûte très très cher de dépolluer seo quand après la matière organique n'est pas en plus envoyés dont l'un pourrait traiter dans les fumées d'incinération voilà ma question c'est comment reconnecter ces mondes est une autre marque sémantiques je dirais quand est-ce qu'on reparlera de l'agriculture conventionnelle enfin aujourd'hui l'agriculture conventionnelle est opposé à l'agriculture biologique mais que je sache quand on fait de l'agriculture ont travaillé avec la vie donc née talent c'est pas ça en fait la queue la culture conventionnelle voilà merci merci de la question hier autour du profil de sol on a parlé de toilettes sèches ça faut savoir s'ils voulaient c'est une loi une loi de la biochimie du sol la nature elle est quand même très très bien fait les animaux maîtres de l'urée ce qui est une aberration sur le plan biochimiques ça nous coûte très cher au niveau énergétique est saturé quand elle tombe sur le sol va rentrer en contact avec la cellulose et lénine qui vont blanquer une enzyme qui s'appelle l'urée à ce qui transforme lui rendent d'ammoniaque qui se dégage dans l'atmosphère donc quand vous pisser sur le gazon vous ne polluez par l'atmosphère parce que votre azote ne se transforme pas en ammoniac ce que nous faisons dans la toilette humide c'est à dire l'invention les romains ont ruiné leur sol comme nous parce qu'ils ont inventé le tout à l'égout une énorme bêtise parce qu'en vous pisser dans l'eau vous envoyer de l'ammoniaque qui vous d'une part vous que c'est un gaz à effet de serre et puis d'autre part vous perdez votre azotés sera que ça sent mauvais les toilettes à l'eau alors que quand vous pisser sur de la paille si vous avez toilettes sèches et vous pisser sur l'impact du bois raméal fragmenté vous allez garder tout votre ammoniaque il n'y aura pas de y aura pas de libération de l'île du real ça va sentir mauvais le problème et c'est maintenant comment on fait pour récupérer tous ses toilettes sèches je sais qu'il ya des essais en allemagne avec des toilettes en en téflon dans des immeubles ils ont fait des essais sur lui-même sur la même colonne en téflon tout est en bas il ya une grande remorque et enfin une normand qui est rempli de bois raméal fragmenté kg rajoute au fur et à mesure et des gens envoient par toilettes sèches puisqu'avec entendu des flancs avec 180 millilitres d'eau vous éliminez tous les pas besoin d'avoir beaucoup d'eau si ces prix d'entre eux et ensuite on composte mais c'est vrai que techniquement le gros avantage c'est que vous éliminez tous les antibiotiques vous éliminer toutes les hormones des pilules vous ne pouviez plus l'eau puisque vous allez faire de la fermentation du compostage à la montée en température mais ça demande une vraie changement notre organisation sociale pour le mans ce débat on veut pas voir nos excréments on les met dans l'eau on oublie ce que disait lahoud celui qui possède celui qui est maître de la mer des maîtres de l'univers disait lao tseu c'est bien ce que je disais en introduction le sol est un problème de société d'autres questions oui monsieur tenait le micro bonsoir soldant cultivateurs éleveurs j'ai une question je pense ça concerne tout le monde pensait pas que les conséquences spirituel par rapport à tout ce qui se passe là sur notre environnement et notre notaire je viens de recevoir quelque chose excusez moi je vais peut-être me permets de vous le dire mais ça m'a frappé ce que disait claude bourguignon au sujet de la terre je vais vous sortir quelque chose là symptômes s'est il fait germer l'herbe pour le bétail et les plantes pour les besoins de l'homme afin que la terre produisent de la nourriture et je crois qu'on a toutes une explication dans la parole quoi il ya tout plein de choses des règles au dessus de ce qui nous régit dents sur cette planète selon l'homme qui peuvent être utilisés et je pense qu'on l'a perdu je prends l'exemple un détail tout simple j'ai pas beaucoup de vergers j'ai un petit verger dans une région genevoise où il y avait une grêle et à deux en arrière et j'ai tout simplement pris autorités sur ce lieu merci de votre intervention monsieur et merci pour vous dire une chose cette grêle elle n'est pas tombé sur ma parcelle elle est passée à 50 mètres en dessous mais elle est pas tombé dessus et voilà c'est juste pour vous dire ça dérange peut-être parce que c'est la laïcité tout mais pour vous dire dieu est dieu à puissant en jésus christ et ça marche merci de votre intervention malheureusement nous sommes à l'unil qui a bien entendu une faculté théologique mais les experts ne sont pas autour de la table donc on va pas leur donner paroisse merci de cette intervention et leur était coulé puisque nous sommes à 19h30 et donc je vous propose de clore ici ce débat je vous remercie de votre participation active je remercie tous les participants odeurs intéressant et vous souhaite une bonne soirée et merci [Applaudissements]

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